Vivre la jungle

Nous avons quitté Le bleu de Bacalar pour le vert de la jungle. Un tableau différent. On a prit la route pour une traversée totale de 5h jusqu’à Campeche, avec tout de même une halte au milieu. Notre immersion dans la jungle commence avec la visite des ruines de Dzibanché, nous étions seuls. Un privilège. Du coup Sergio le gardien des lieux nous a accompagnés pour nous montrer les singes. Il a l’oeil, s’il n’avait pas été là, nous serions passés dessous sans les voir. Un privilège vous disais je. Ce site Maya a été découvert en 1927 à peine. C’est dingue. Et nous étions là, tout les 4 à fouler ces pierres sans âge. C’est loin d’être le site le plus important du Yucatan, mais on a beaucoup aimé cette introduction aux prouesses mayas.

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La halte méritée s’est faite à Puerta Calakmul. Des cabanes posées au milieu de la jungle avec tout le luxe d’un confort moderne, mais en gardant l’idée que chacun puisse être un explorateur. Je me suis sentie entre Indiana Jones et la baronne Blixen dans Out of Africa.
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Autour de 5h du matin, Silvain et moi avons été réveillés par des grognements puissants. Nous avons immédiatement pensé à un jaguar tout proche, une moustiquaire pour simple paroi entre lui et nous, deux enfants qui dorment à coté. J’ai enregistré les sons.

🎤 ECOUTER UN SINGE HURLEUR

Terrifiant. Puis vers 7h nous décidons d’une expédition familiale. Pas de jaguar sur la terrasse mais bel et bien des singes hurleurs au dessus de nos têtes. En fait ils n’hurlent pas du tout, ils rugissent quand on passe dessous. Une découverte incroyable pour nous et pour les petits qui vivent tout puissance 1000.

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Au milieu de ces cabanes, nous avons retrouvé par hasard une famille voyageuse rencontrée à l’aéroport en pleine galère comme nous (coucou les Suisses!). Trop cool. C’est naturellement que nous avons découvert les ruines de Calakmul ensemble.

Découverte en 1931 grâce à un survol aérien, cette puissante cité maya de prés de 50 000 personnes à l’époque, contrôlait un territoire de 150 km2 à la ronde.

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1h30 de route pour accéder au site. Etonnement peu de monde, ce qui rajoute d’autant plus de piment à l’aventure. Une jolie promenade balisée dans la jungle, les rugissements puissants qui s’élèvent de la cime des arbres, une forêt entremêlée, et enfin nous arrivons à la grande pyramide nommée El castillo.

Là j’ai beau avoir des jolies photos à vous montrer et  un récit convaincant. Il faut le voir pour le croire. Il faut le vivre pour le croire. Je le souhaite à tous. Que vos yeux un jour puissent se remplir de cette beauté. C’est grandiose. Il faut grimper des tas de marches irrégulières. Charlie s’en est sortie comme un chef, Basile à préféré la sécurité de mes bras. Une fois en haut, l’émotion vous submerge. Imaginez vous êtes au sommet d’une ruines mayas et à vos pieds l’immensité de la jungle, un océan de vert sur 360°, avec de temps à autres quelques pyramides à découvert, les autres toujours enfouies, peut être à jamais, sous l’épaisse couverture,  devant le Mexique, derrière le Guatemala.

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🎥 PETITE VIDEO DE CALAKMUL  VU DU DRONE

Pour finir cette journée riche, nous avons prit la route vers un endroit non indiqué (que vous ne trouverez pas dans les guides) mais connu tout de même de bouche à oreille. En bord de route on se gare, on prend à pied un petit chemin. Au bout de 10 minutes de marche, un trou. On attend comme tout le monde. Vers 17h45, une , puis deux puis des millions de chauve souris qui chaque soir à la même heure, sortent de leur grotte dans un tourbillon minuté, forment un vortex ascendant et partent dans les arbres pour se nourrir la nuit! C’est psychédélique.

🎥 VIDEO DES CHAUVES SOURIS

Voilà en quelques mots notre expérience sauvage. C’était fou. Après un dernier dodo dans notre cabane, nous partons maintenant retrouver la civilisation avec les villes de Campeche et Merida.

Bisous sauvages!

 

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Bacalar

Le nom de Bacalar provient de l’expression Maya « Sian Ka’an Bakhalal » qui signifie ni plus ni moins « le lieu d’où nait le ciel ».

Ceci acquis, on se sent comme les premiers Mayas qui débarquèrent ici, et qui virent l’eau et le ciel se mélanger dans des bleus insoupçonnés. C’est sublime. On l’appelle aussi la lagune au 7 couleurs. Il y a une palette qui se crée quand le ciel change. On a été happé par cette beauté. En arrivant, je me suis plantée face à l’eau, droite sur mon ponton, et mes poils se sont dressés, les yeux presque en larme. Je sais c’est fou. C’était unique. J’y suis allée le matin, sous la pluie, à la nuit tombée et sous un soleil de plomb. Même réaction. Cet endroit à quelque chose de magique, on s’y sent en paix et bousculé à la fois.

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On habite au bord de l’eau dans l’incroyable maison de Peggy et Scott, on a donc l’opportunité de déjeuner les pieds dans l’eau, d’observer un spectacle renouvelé sans cesse. On ne s’attendais pas à ça, un bijou.

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On a vécu la lagune sous toutes ses formes sans en perdre une miette. on a profité des connaissances de Sébastian et de son catamaran pour la découvrir en douceur au gré du vent.

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On a joué dans les courants de « los rapidos ». A cet endroit, la lagune se rétrécie, et ce passage réduit favorise la formation d’un rapide. C’est hyper ludique, on remonte à pied et on se laisse glisser jusqu’en bas. Il y’a une guinguette au bord de l’eau, et c’est un lieu apprécié des familles mexicaines. On comprend pourquoi.

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Au niveau de la partie large du lac, Silvain a pu se faire une petite session de wake surf chez Steve.

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Bacalar est un vrai coup de coeur. On a tout aimé. On ne peut que tout aimer. Le petit village tranquille, un tourisme confidentiel, la lagune aux 7 couleurs, la glace nocturne mangée sur le zocalo (la place), l’ambiance apaisée, vivre sur l’eau, les petits restaurants animés, l’attente de fin d’orage sous le auvent d’une zapateria (magasin de chaussure), l’eau chaude de nos baignades, et fraiches des pluies de fin d’après midi.

Nous quittons la côte caraïbe pour nous enfoncer maintenant dans la jungle épaisse du Yucatan pour les 3 prochains jours.

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🎥 VIDEO DU BONHEUR

 

Adresses:

♥ pour une demi journée ou une journée en catamaran demander Sebastian /  tourselsebiche@gmail.com

♥ pour une cession plus sportive c’est Steve. Son site : Bacalar Boat end board 

♥ pour manger le soir SISIMITE / El Barril Grill / Bertilla

♥ pour manger le midi La playita /  Los rapidos

♥ pour petits dejeuners La maison de Yara / El socio

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Tulum

Nous avions décidé de commencer notre road trip par Tulum. Nous avions supposé depuis la France et ce voyage alors encore en préparation que 4 jours de plage c’était un vrai point de départ pour des vacances. Juste le soleil, le bruit des vagues et nous.
Comme on a bien fait. Une étape pour se requinquer et on était encore loin d’imaginer notre aller caillouteux. mais ne dit on pas: « Il est large et fréquenté le chemin part où l’on sort du Paradis, mais celui qui nous y amène est un sentier étroit et parsemé d’épines »?  Voilà. C’est ça.
Tulum est en fait divisé en trois parties. Il y’a Tulum Pueblo, Tulum playa et Les ruines de Tulum.
Tulum pueblo nous y habitons. On a trouvé sur airbnb une cabane de Robinson crusoë perdue dans une sorte de bidonville bon enfant. Tout est rustique, tout est beau. A la nuit tombée, les maisons aux alentours mettent la musique, on entend les chanteurs du dimanche s’époumoner, c’est toujours festif , par dessus rires et  discussions endiablées,  et les chiens errant écrasés par le soleil la journée s’ajoutent au tintamarre joyeux.

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La journée bien sûr c’est vers Tulum playa que l’on se rend, là c’est pas compliqué c’est une route bordée de plages privées, faite souvent de bric et de broc mais toujours avec un gout bohème chic maitrisé. On adore! ( Mention particulière pour le Nomade, magique !). Le seul hic c’est qu’ici les enfants ne sont pas admis partout. C’est the place to be pour le gratin New yorkais, et eux les enfants ils connaissent pas, ils n’ont pas le temps :).
Le programme tient en trois mots : repos, contemplation et gourmandise.
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Puis il y’a la partie archéologique où sont plantées face à la mer des caraïbes, les ruines de Tulum, ancienne forteresse Maya. Le cadre est exceptionnel, l’eau turquoise en fond de décor et des centaines d’iguanes derniers gardiens de ces pierres abandonnées.
Cette partie du Mexique n’est surement pas la plus typique mais elle a remplie largement  ses promesses de farniente.
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Points plus pratiques:
# Nous étions aussi bien décidé à nager avec les tortues, nous nous sommes donc rendus a Akumal, il s’agit d’une anse, bordée d’une grande plage, et là dans ces eaux viennent batifoler tortues et raies. Mais la manne touristique est telle que en fait la mer est jonchée de couloir de bouées que l’on ne peut dépasser, et le plongeur se retrouve parqués et ne voit je dirais que des jambes s’affoler sous l’eau. Sur cette plage vous ne trouverez aucun autochtone, on dirait une station balnéaire américaine. Je ne sais pas pourquoi on s’attendait à quelque chose de plus sauvage mais une chose est sûre on a pas trouvé ce que l’on cherchait ici. Par contre le spectacle est assurément du coté des Pelicans.  Ils sont en nombre, attendent en rang d’oignon devant les bateaux de pêcheurs et quand il n’y a pas de poissons à quémander, ils tombent littéralement comme des boulets dans l’eau tout proche de vous pour pécher. C’est impressionnant.
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# Pour les ruines de tulum si vous y allez en journée le tarif est de 70 pesos/personne. Après le guichet réouvre en horaires extraordinaire ça passe à 240 pesos/personne ! L’avantage c’est que à cet horaire, le parc s’est vidé, et les ruines vous appartiennent.
# Pour ceux qui restent plus longtemps vers  Tulum, il y a beaucoup de choses à faire encore : la réserve de Siann Kan, le parc Xcaret, certains Cenote…
Nous avons pour une fois choisi de faire simple et peu. Le voyage est loin d’être fini. Aujourd’hui dernière matinée de plage avec nos amis qui habitent sur place et nous nous dirigerons vers la frontière du Belize pour une immersion dans la lagune.
Bisou tout chaud.
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L’ épopée

Arrivés à l’heure à l’aéroport de Marseille, malgrés un accident sur l’autoroute. Premier vol les doigts dans le nez. Beau temps à Paris. Il est 13h00. On enchaîne embarquement pour Cancun dans la foulée. Le stewart nous accueil habillé en village people. C’est son dernier vol avant la quille. Équipage festif et gentil et On a pour une fois les places choisies et respectées par la compagnie.

Dans ma tête je me dis « wouah tout se passe bien. Trop bien même. C’est bizarre ».
Effectivement un chat noir reste un chat noir.
Et on entend une fois tout le monde installé « mesdames et messieurs Nous allons devoir vous débarquer, nous avons un problème mécanique, un des moteurs est en panne ». Voilà voilà. Bon on descend on suit les consignes. Simples les consignes, il faut attendre.
3h d’attente plus tard au micro de l’aéroport : la sentence. « le moteur ne peut être réparé, il faut affréter un autre avion, évidemment qu’il n’ont pas sous la main. Les passagers du vol pour cancun sont invités à récupérer leur bagage porte 33, et à se rendre au point de rendez vous pour les instructions porte 11 ». Vol annulé. Il est 16h00. Youpi. Plus d’une heure pour récupérer nos valises soute. Je vous épargne l’envie de faire caca entre. Les dix milles explication aux petits. Rdv porte 11 pour la suite des festivités. Pas de vol. 470 personnes à recaser, pas de priorités aux familles. Pas d’autres avions de remplacement. 4h d’attente à nouveau au comptoir. Je suis grippée et commence sérieusement à voir rouge. Je vois que casiment 400 personnes ont quitté l’aéroport et que nous avec les petits on a toujours pas de solution valable. Les meilleurs vols proposés étant soit un trajet deux jours plus tard avec escale à Houston et Mexico soit carrément dimanche pour un direct Paris-Cancun: je vrille.
J’ai dégainé mon masque de méchante et là je vous garanti que personne n’a envie de croiser cette Caro là. Résultat on a la premier vol direct du lendemain. Voilà. Il est 20h30 quand un bus nous amène pour la nuit dormir à Disney ( ceci dit hôtel très sympa, restaurant et petit déjeuné payé par la compagnie) une heure de route supplémentaire ( car tout les hôtels à côté de l’aéroport sont complets mais on n’est plus à ca prêt ). Il est 22h dodo bien mérité. Je croise les doigts pour demain. La bonne nouvelle c’est que je vous raconterai une autre fois comment du coup on a gagné des sous en voyageant à 4 pour le Mexique. Toujours voir le verre à moitié plein. Mais on prend quand même toutes les bonnes ondes et Ceux qui le veulent peuvent aussi croiser les doigts pour nous.
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Deuxième effet kiss cool:

Lèves motivés et soulagés d’avoir réussi à obtenir un vol aujourd’hui. On a limité la casse. On a décalé la location de la voiture. On a annulé le premier Airbnb et prévenu le second qu’on arriverai le soir et non le midi. Nous sommes cuits et nerveux. Le voyage qui devait être plutôt rapide s’en retrouve long et périlleux. Bref. On enregistre les bagages à nouveau. On passe les contrôles de sécurité et police des frontières à nouveau. On arrive à la porte d’embarquement où deux retards successifs s’invitent à la fête. On embarque. Tout le monde est en place. On est paré pour le décollage avec 3 heures de retard. J’exulte !! Youpi c’est parti! Enfin!
Et… oui oui oui MAIS tu vas pas en revenir. Message du commandant: « mesdames , messieurs nous constatons un problème sur les trains d’atterrissage, nous allons retourner à l’aéroport pour étudier le cas » . Ahah Ahaha . La blague !  
Nous voilà donc à l’arrêt à nouveau. Comme un air de déjà vécu. Et la consigne ? Et bien : on attend. Mais je reste songeuse quant à la flotte proposée par Air France, je me questionne à savoir si une force supérieure ne tenterai pas de nous dissuader d’aller à Cancun. Doit on écouter les signes? Que va t il se passer? Suspens… la suite au prochain épisode.

Les amis reprenons le cours de ce récit pour le moins rocambolesque mais bien réel. Tellement réel.
Nous ne sommes finalement pas descendu de notre deuxième avion et avons pu décoller avec seulement 3 heures de retard. On n’y croyait plus. On n’a pas bronché. Nous n’étions pas à coté mais à ce stade là est ce vraiment une priorité? Les garçons au fond de l’avion et les filles devant. Et figurez vous que la famille à coté de moi était d’Aigues-Mortes et avec des connaissances en commun. Les filles, du même âge ont transformé la rangée 19 en cabane géante. Basile frustré de ne pas avoir d’enfants à coté de lui, à finalement passé le plus clair de son temps chez nous.

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Arrivé à Cancun, on a passé les points de contrôles, récupérer nos valises ( évidement sur deux valises, y’en a une qui est venue en première, l’autre en dernier sur le tapis), puis nous sommes sortis du bâtiment. Là devait nous attendre la voiture de location Sixt que nous avions réservé par internet en novembre, et où depuis nous avons été débité et reçu toutes les confirmations possibles. On attend (ça on sait bien faire maintenant). Rien. On essaye d’appeler, et là message d’Orange qui nous informe que là maintenant tout de suite ils nous coupe Internet! Non mais LOL. Du coup pas de téléphone, pas d’internet. On est 4 corps épuisés sur le parvis de l’aéroport et à ce stade il ne nous reste que très peu de sens commun.
Un gars habillé avec insigne de l’aéroport vient nous trouver et nous demande si on a besoin d’aide. OUI!!! Voilà un signe positif. On lui explique qu’on doit appeler Sixt, que notre voiture n’est pas là, et qu’on a pas de réseaux. Il les appelle et raccroche. Et nous dit que Sixt ne viendra pas. Est ce que tu là sens la grosse galère poindre le bout de son nez? Est ce que tu sens la maitrise que l’on doit avoir à ce moment là pour ne pas hurler? Puis d’un coup sorti de nulle part le gars de Sixt (avec t shirt et badges et tout et tout ) apparaît! Comme ça! Devant nous! Le calme revient, on se dit que c’est une caméra cachée mexicaine. On explique encore, on montre notre réservation. Il nous dit qu’il n’a pas notre voiture avec un petit sourire et qu’il ne lui reste qu’une plus grosse moyennant du coup 80 euros supplémentaire /jours. Fais le compte pour 3 semaines et tu vas vite voir de quelle couleur nos visages sont devenus. Les petits sont épuisés et dorment sur les valises. Silvain tente quand même la palabre et surtout de faire valoir nos droits. Moi je stoppe tout. Inutile de discuter. La voiture on ne l’aura jamais. Je m’étais renseigner sur les différentes arnaques à la voiture de location au Mexique mais celle ci est une première dans les annales.
Là , une seule chose a faire trouver une autre voiture, partir de ce P*&#$%d’aéroport et aller dormir!!!!! On stoppe toute discussion avec l’agents sixt. On rentre à l’aéroport, on va au comptoir d’Europcar. Ils ont une voiture (on rallonge de 200 euros tout de même). Là tu penses qu’on est sorti du pétrin. Pas tout à fait. Une navette europcar vient nous chercher pour nous amener à l’agence, récupérer la voiture. En France et en Europe, louer une voiture te prend une demi heure. Ici au Mexique, le temps ne compte pas et il y a une dizaine de personnes devant nous. On attend plus de 3h00 pour être pris en charge, payer et récupérer les clefs. Il est extrêmement tard dans la nuit quand nous démarrons. La voiture n’a plus d’essence, sinon c’est pas drôle et toutes les stations que nous croisons sur 50 kms ne prennent pas la carte bleue. Les enfants se sont endormis direct dans la voiture, nous deux on est tenus éveillés par l’adrénaline.
Une station! Le plein est fait. On roule deux heures pour rejoindre notre maison. On arrive a se connecter au Wifi d’un café pour informer notre hote de notre arrivée imminente (rien que le mot me fais pouffer de rire intérieurement, juste deux jours qu’il attend!). Sympa il avait préparé un apéro pour nous acceuillir. Bon ça c’était l’option où on arriverait sous forme humaine. Raté. Il est adorable, sa maison est un bijou. Et à partir de ce moment là, mon corps à lâché. Je me souviens avoir couché les petits et moi à coté.Puis le noir.
Au reveil ce matin, le bruit du vent dans les arbres, la chaleur tant attendue. Basile s’est réveillé de bonne heure avec son père.Il a récupérer la GO pro et filme toutes les bêtes du jardin. Charlie est sous la moustiquaire dans un coma profond, et je profite de ce moment calme, pour vous relater cette histoire. Le programme du jour: la plage, ne rien faire, bien manger. Je vous dis à bientôt, en espérant que le sort soit dorénavant plus clément. Un voyage n’est jamais anodin. L’aventure est bien là. Love

 

NB : Sixt nous a remboursé intégralement deux jours après un petit message envoyé au service client par Silvain. Conclusion ne pas se laisser avoir et changer direct de loueur.

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Road Trip Mexicain

Le grand départ approche et le blog reprend du service doucement avec cette petite introduction.

Lors de nos précédents voyages,  nous étions plutôt sédentaire à savoir que nous logions au même endroit,  et que nous bougions en journée. Cette fois ci nous relevons le défi d’un road trip en famille. Nous avons prévu de parcourir toute la péninsule du Yucatan ou presque. Nous allons couvrir trois états : Le Quintana Roo, l’Etat de Campeche, L’état du Yucatan soit un peu plus de 2000 kilomètres en voiture. Durée de l’aventure : 1 mois.

Nous nous concentrons sur cette partie du Mexique pour deux raisons, la première étant la sécurité toute relative dans les autres états. En effet, celle ci est liée aux affrontements entre groupes criminels. La seconde raison étant que la route que nous avons envisagée concilie nos envie de farniente, d’aventures et de dépaysement. Les seules consignes de sécurité à respecter sont de ne pas rouler dés la nuit tombée et de se protéger (vêtements long, amples et clairs) le soir des moustiques car le virus Zika est présent sur le territoire que nous traverserons. Pour l’occasion d’ailleurs nous avons opté pour deux moustiquaires nomades. Achat qui nous servira aussi chez nous vu l’invasion de moustique tigre chaque année.

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En ce qui concerne l’organisation pure et dure nous avons réservé les billets d’avion via Air France en août (soit 6 mois avant). La location de voiture (chez sixt) et les logements à partir de novembre (3 mois avant). Ca parait tôt mais en fait pas tant que ça, certaines habitations que nous voulions nous sont passées sous le nez. Nous avons loué via Airbnb, Booking, directement aussi auprès de certaines Guesthouse et hôtels.

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A l’heure où j’écris, il nous reste quelques points à régler avant le départ. A savoir le rendez vous de principe chez le médecin pour vérifier que tout va bien (surtout les oreilles pour avion) et prévoir petite pharmacie de voyage. Puis préparer les valises et le matériel photo. Nous innovons sur cette partie aussi car Silvain commandera le drône et on espère vous montrer de superbes vues d’en haut.

Pour bagages, nous avons prévu 2 valises en soute, 1 valise cabine, le sac à dos pour matériel photo et papiers, et chaque enfants aura son sac Boostapak, qui leur servira aussi de réhausseur pour les trajets en voiture.

 

[Nos trucs et astuces pour un voyage réussi avec enfants]

Au fil des vols nous nous allégeons d’une part parce que les enfants grandissent  (Basile a presque 3 ans et Charlie 4 ans et demi) donc plus aucun matériel de puériculture, et ensuite car on se rend compte qu’on utilise toujours la moitié de ce que l’on amène. J’ai remarqué que le fait d’être sélective fait un bien fou au moral. Etre en vacances s’est aussi se libérer des biens matériels et des contraintes.
Il y’a cependant des indispensables à mon gout qui facilitent le voyage et donc permettent dés le départ d’être serein.

Nos astuces et bagages pour un vol cool:

✖ Télécharger sur téléphone des histoires à écouter , nous sommes fans de celles de Marlène Jobert.

✖ Se munir d’une double prise jack pour que les petits écoutent en même temps la même histoire sur le même appareil.

✖ Prendre des casques adaptés à leurs petits oreilles car les écouteurs d’avion font mal autant aux grands qu’aux petits.

✖ Amener grosses paires de chaussettes pour être à l’aise et pieds nus c’est plus rigolos (et ça fait moins de bruit)

✖ On amène leur coussin et un doudou

✖ On va tester pour ce voyage les coussins gonflables pour que les petits puissent s’allonger tout en gardant leurs ceintures attachées. (Les compagnies sont un peu pénible avec ça et c’est au bon vouloir de l’hôtesse ou du stewart)

✖ Pour passer le temps leur pochette d’artistes avec nécessaire pour colorier et dessiner

✖ Quelques poupées et voitures

✖ Je cache toujours dans leur sac un nouveau livre chacun.

✖ Pour faciliter les moments de longue attente (tu sais quand tu dois attacher la ceinture, rester bien assis, mais que l’avion ne décolle que 30 min plus tard) quelques chupa chups et gâteaux.

✖ Pour jouer avec eux, j’ai trouvé des minis incollables, format poche, adaptés à leur âge

✖ Un bracelet d’identification chacun. Trouves chez Ludilabel.

✖ Et si dernier point un leggings et tshirt de rechange pour chacun, on est pas à l’abri d’un vomito surprise et là autant ne pas avoir a supporter des habits sales coincés dans un avion.

Pour gagner du temps et économiser notre énergie aux contrôles d’aéroport, nous ne prenons plus du tout de liquide dans valise cabine, ça évite de tout déballer, pas de ceintures non plus, ni de bijoux. On mets des chaussures faciles à enlever et remettre pour les petits. de plus en plus on doit les enlever, alors la Converse on l’oublie, oui elle est belle mais 2 fois 2 paires que multiplie 3 contrôles et 3 avions…ben je dis vive les scratch.
On prépare dans une poche à part , passeport, boarding pass, livret de famille. Et quand nous partons l’hiver comme là vers un pays chaud, Silvain nous dépose au terminal avant d’aller garer la voiture, ce qui permet de laisser dans le coffre les gros manteaux et ne pas s’encombrer pour rien.

Voilà j’espère que nos petits trucs vous aideront si vous devez voyager avec des petits. Mon conseil principal est d’avoir confiance en eux et de se dire que les vacances commencent quand on ferme la porte de la maison. Alors relax!

On est à fond, vous dire qu’on se languis n’est pas exagéré. On compte les jours, on compte les dodos. Cette destination est un rêve pour moi, j’ai tellement d’images en tête, que je suis impatience de connaitre les sensations qui vont avec. Silvain y est allé il y’a une dizaine d’année, mais nous faisons un parcours différent et le pays change vite, alors je ne doute pas que se sera aussi une re découverte pour lui. Les enfants eux sont au taquet, parlent d’avion et de plage, et demandent chaque jour si c’est aujourd’hui qu’on part. La notion de temps est toute relative à cet âge là. Vivement les grandes vacances! vivement le soleil et la chaleur!