S’évader

Notre dernier hôte de ce « petit » périple mexicain est l’unique Holbox. Depuis deux ans que nous t’avons rencontré, tu n’as pas changé, tu as toujours ce petit je ne sais quoi qui fait battre nos cœurs. Un mélange de nonchalance et d’énergie positive. Tu nous as fait voir à nouveau la vie en bleue. La belle vie.

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À Holbox il n’y a rien à faire. Juste comtempler. Juste vivre chaque instant. Juste voir la beauté. Si je croyais au Paradis je l’imaginerai comme ça. Un endroit où on retrouve son horizon. J’ai réussi à ré apercevoir la mienne. Je l’avais perdue, malmenée quelque peu.

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Holbox a deux facettes. La vie le jour, calme et tournée vers la mer. Et la vie à la nuit tombée, animée et lunaire. Les quelques petites rues se remplissent, et on se demande où sont tout ces gens la journée quand on l’impression que la mer nous appartient. C’est bien. C’est doux. On s’y sent bien partout. Je crois aussi parcequ’on à ici un grand sentiment de liberté. On se sent libre de marcher pieds nus, de faire conduire les enfants. Libre de ne rien faire. Libre d’imaginer.

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Je vous conseille si vous allez à Holbox, de rendre votre voiture de location avant à cancun et de prendre un petit avion cancun /holbox. 570 dollars us pour 4. C’est p’us fun et ça évite de payer la location de la voiture le temps du séjour, le parking a chiquilla ainsi que la traversée en bateau. Et au retour pareil ça vous permet d’arriver le jour du départ à l’aéroport et de pas s’enquiquiner à cancun . Ville qui n’a aucun intérêt.

❤️ DORMIR : Maria Carlota. Décoration très belle et idéalement situé à côté du zocalo.

❤️ MANGER :

la conquista le soir, pour des hots dog et burgers Bons et peu chers dans un établissement local.

Los raices le midi, poisson ultra frais et ambiance concert dans le sable.

Los peleones manger sur le toit est très sympa (on adore leur chorizo) et si l’air marin vous rafraîchit trop ils prêtent des capes de catcheur et des plaids !

Las nubes pour un cocktail au coucher du soleil (mais arrivez avant 18h)

Et bien sûr les crêpes et marquesitas sur le zocalo.

Pour petit déjeuner Rosa Mexicana et Clandestino coffee shop pour leurs bagels et banana bread!

Il y a l’embarras du choix à holbox pour vos papilles. Faut tester.

Pour revivre notre première expérience à Holbox… C’est Ici.

Découvrir

Notre route se poursuit à Valladolid et pour la seconde fois le charme opère toujours. Imaginez une petite ville où les maisons sont des cubes de couleurs les uns a coté des autres, où les papys ne sortent jamais sans chapeau et les vieilles dames toujours bien mises dans leur robe blanche brodée. Une ville qui a su garder ses traditions et où il fait bon flâner. Les couleurs sont dingues, la douceur de vivre partout, et la gentillesse des gens n’est pas un mythe.

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Valladolid en plus d’être belle, est idéalement située pour visiter les sites mayas et les cenotes.

Nous avons choisi une journée à Coba. Nous avons préféré ce site à celui de Chichen Itza. Un peu moins  fréquenté car pas nommé merveille du monde. Mais très beau et il est possible de louer vélo et tricycle pour faire la balade à un prix ultra raisonnable. Je vous le conseille c’est trés amusant et moins fatiguant, bien que le site ne soit pas immense. (j’ai même pris tout les risques pour être au plus près de l’action 😂)

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Pour les cenotes, il ya en a partout, vous avez l’embarras du choix. Nous avons opté pour  l’hacienda San lorenzo de Oxman car aprés la route depuis Bacalar, celle ci est juste avant Valladolid et propose un snack au bord d’une piscine, l’entrée au cenote, et une dégustation de tequila! C’était parfait pour finir le trajet! Le concept est sympa, un poil bruyant mais familles mexicaines et touristes se partagent ce lieu particulier.

Puis évidemment le Cenote Zaci puisqu’il est à Valladolid. Un gros trou en plein centre! Moins impressionnant que le précédent mais à faire si vous êtes en ville. Un cenote c’est nager dans les entrailles de la terre. On ressent un mélange de bien être et d’appréhension car il ya au dessus de nos têtes plus de 40 mètres et sous nos pieds entre 50 et 100 métres selon les cas. C’est impressionant, unique et trés rafraichissant.

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Le minimum pour profiter de valladolid et ses environs est d’y séjourner trois jours mais on peut y rester bien plus, ne serait ce que pour visiter Izamal tout proche. 

Si vous souhaitez relire notre périple d’ Izamal à Valladolid de février 2018 c’est par Là.

❤️ DORMIR: casa Valladolid hôtel boutique. Situation idéale. Cadre hyper joli.Petit déjeuner inclus. Hyper clean. Bref je ne sais pas comment on s’est débrouillé mais on a eut sur booking un tarif à 8,40 euros la nuit/personne. Impressionnant vu les prestations.

 

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Rêver

C’est après un voyage interminable, ponctué de grèves, d’avion loupé,  de report de vol, d’escales imprévues, de sprint dans les couloirs d’aéroport, d’attérissage plus que chaotique, de fatigues accumulées et de fièvre que nous arrivons enfin à destination : Tulum

Une nuit trés courte plus tard et nous voilà tout les 11 ( 6 adultes et 5 enfants) dans un van avec aux commandes de notre journée Roselyne. Elle est le « Marrackech du rire » à elle toute seule. Un bonheur. On craignait de piquer du nez suite à nos péripéties de la veille, mais c’était sans compter sur l’humour et l’énergie débordante de notre guide phénomène. Au programme la découverte de Sian Ka’an, réserve naturelle classée réserve de biosphère a l’Unesco.

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On traverse la réserve au soleil levant, on a l’impression de réveiller la nature. C’est un   mélange de mangrove, forêt tropical, récif  et marais. On y découvre un décor sublime, changeant dont nous ne sommes que les invités le temps d’une journée. Quel privilège.

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Le soleil à peine levé nous voilà sur le bateau. On a tous 5 ans. Et c’est pas pour nous déplaire que Roselyne et ses acolytes mettent les gaz, et c’est peu de le dire on a l’impression de faire un Go Fast entre le Mexique et les Etats-Unis avec Roselyne et son cartel si vous voyez ce que je veux dire : le bateau ne touche même plus l’eau, on vole.

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On est hilare, un groupe de gosse grisé par la vitesse,  puis notre embarcation ralentit et là, l’adrénaline fait place à la grâce. Les dauphins tour à tour jouent à cache cache avec nous, des tortues géantes font surface. On rêve en vrai. Du plus grand au plus petit on a le même sourire et les poils qui se herissent.

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C’est pas tout a fait remis de ses nouvelles rencontres que notre guide nous permet de nager sur le récif de corail et dans ce qu’ils appellent ici la piscine naturelle, un lagon en fait. Le ciel se mélange à l’eau, et on comprend alors la signification maya de Sian Ka’an  : l’origine du ciel. On a cet endroit pour nous tout seul. Dingue. Une journée qui nourrie l’âme pour une vie. Et c’était  sans compter en plus sur une variété d’oiseaux incroyables ( il y en a plus de 300 ), un petit resto de plage ressourçant, une visite de crocodiles, l’apparition d’une raie, la plage tranquille d’aprés midi et les parties de foot / noix de coco.

Nous sommes rentrés corps salés et cheveux emmelés et encore les yeux dans le bleu.

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NB : Pour ceux qui se posent la question Sian Ka’an est different de Muyil. Ce sont deux parcours trés differents. Nous avons opté pour Sian Ka’an car équipés de 5 enfants , nous avions plus de chance d’observer des animaux. Mais Muyil doit à mon avis être aussi remarquable puisque’il s’agit de naviguer entre mangrove et marais à travers les canaux creusés par les Mayas.

Nous avons choisi Secretoo pour cette journée : maryline@secretoo.com

Vous pouvez vous débrouiller par vous même si vous le souhaitez, nous avons préféré un guide et francophone qui plus est, pour nous permettre vraiment un accompagnement personnalisé.

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Merci aux copains pour leurs videos et photos , ces coquins de dauphins m’ont donné du fil a retordre.

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On l’appelle Jozi…

Notre road trip s’achève ici,  à Johannesburg.  L’arrivée nous a fait un choc, en même temps on est passé de la nature sauvage du Madikwe à la plus grande ville du pays dans la même journée. Je craignais cette ville décrite comme ultra violente. Bon je ne vous cache pas qu’il ne faut pas déconner avec les règles de bases. Ne pas se balader seul ou à pied. Ne pas porter d’objets ostentatoires (appareil photo…) et surtout faire appel à un guide pour la découvrir. Mais Johannesburg, de ses petits noms Joburg ou Jozi est surprenante.  Il y’a 140 ans il n’y avait rien. Pas même une cabane. Puis la ruée vers l’or et en si peu de temps se construit le poumon économique du pays. C’est vous dire l’effervescence qu’il y règne.  Le centre ville fut abandonné et squatté après la fin de l’apartheid, donc c’est vrai que selon les rues vaut mieux pas s’aventurer. Mais petit à petit les investisseurs, les entrepreneurs , je dirais même les nouveaux aventuriers, se réinstallent et créent des endroits incroyables. C’est le cas de 44 stanley. Des bâtiments industriels des années 30, réaffectés en boutiques, restaurants, galerie, jardin. Un exemple réussi de reconquête.  Nous avons profité de nos trois jours ici pour découvrir ces endroits là (je vous mets à la fin de l’article nos adresses, toutes plus géniales les unes que les autres).

 

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A défaut de visiter le musée de l’apartheid et constitution Hill (en effet déconseillés aux enfants de moins de 11 ans) , nous avons  passé une journée au Berceau de l’humanité, reconnu par l’Unesco en 1999.  En effet c’est près de Jozi qu’à été découvert « Little foot » vieux de plus de 3,7 millions d’années soit 400 000 ans de plus que Lucy, c’est dire. L’appelation berceau de l’humanité balance donc entre l’Afrique de L’est et l’Afrique du sud. On peut y visiter la grotte de Sterkfontein (c’est la crevasse où est tombé little foot jadis , et où il a été retrouvé), puis le Maraupeng, musée ludique et complet sur l’évolution de l’Homme. Bref de quoi passer une journée sympa.

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Notre dernier jour , nous l’avons passé au coté de Alain Samy. Quelle journée, Alain est passionnant et passionné. On découvre la ville, son histoire, on vit les événements passés et les espoirs futurs avec lui.   Je ne voulais pas visiter Soweto. A quoi bon? Mais Alain m’a convaincu, en fait il délègue la visite du quartier à Peter. Peter est un jeune, natif du township et propose sa compagnie,son histoire et des balades à pieds ou a vélos. Il a crée une association The Shalk qui s’occupe d’une soixantaine d’enfants au coeur du quartier.  Les enfants y trouvent du soutien, des activités, apprennent l’anglais. L’association aide les jeunes (trop jeunes) mamans, informe les ados sur les drogues, violences, maladies…qui font la loi ici.  Notre visite aide donc concrètement les habitants. Vous dire qu’on a prit une grosse claque est plutôt un terme léger. Soweto à plusieurs facettes, c’est immense, une ville dans la ville, plus de 3 millions d’habitants, on y trouve donc de tout, des petits quartiers de maisons pavillonnaires (là où a habité Mandela, mais aussi Desmond Tutu, deux prix nobel de la paix dans la même rue! Inedit!) , mais aussi des gens vivants dans le dénuement le plus total comme à Kliptown. Pour vous dire les favelas à coté c’est riche.  La municipalité ne reconnait pas cette partie du quartier et il règne une vie parallèle, une économie officieuse. Ces gens n’existent pas, ce sont des fantômes . Jozi se targue d’être le berceau de l’humanité mais il faudrait ne pas savoir oublier ce qu’est l’humanité.  Et vous savez quoi malgré tout , on trouve ici des sourires, de la créativité, de l’énergie, de l’espoir et beaucoup de gentillesse. Comme quoi. ça remet les pendules à l’heure.

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Nos trois jours à Jozi étaient un joli point final à cette aventure sud africaine. On va récupérer le cours de notre vie avec quelques pages écrites en plus. Je languis comme j’appréhende toujours un peu le retour. Je ne reviens jamais complètement chez moi après un voyage.  J’espère que mes récits auront  réussi à vous transporter dans ce pays incroyable. Je reviens ici bientôt pour le bilan de ce road trip.

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Nos adresses 

MANGER 
 Tortellino : Un italien de folie, on mange en fait dans l’épicerie. Mention spéciale pour l’accueil et la fraicheur des produits.
 Workshop 55 : une ancienne maison  reconvertie en restaurant. Lieu superbe et tapas revisitées à la sauce sud africaine. Un régal .
Bambanani : un restaurant pour les enfants donc pour les parents. Paradis des moins de 10 ans. On y  trouve des activités, un vrai appartement reconstitué à la taille enfant, une structure de jeu, des salles legos et barbie… la folie
Che argentine Grill : Une ancienne usine revisitée en grill argentin. En plus de la viande excellente, j’ai adoré le bordel ambiant. Ca grouille, ça rigole, c’est bruyant.
Vovotelo et Salvation cafe: ces deux adresses sont au 44 stanley, aussi bien pour manger que pour petit déjeuner.
Lebos : self backpackers à Soweto. Endroit trés sympa.
BOUTIQUES
Amatuli : la caverne d’ali baba de la déco. Génial
44 stanley : pour manger, chiner, voir de l’art, des artisans, des créateurs….
VISITER
Alain Samy (mysanw.za10@yahoo.com / +27(0)768309594)
Passionné et visite en français. On a adoré sa compagnie.

 

Madikwe

Ce que je vais écrire ici à d’autant plus d’intensité pour moi car depuis nous sommes rentrés. Rentrés à la maison, rentrés de plein pied dans l’automne , rentrés au boulot et à l’école.

Une de nos étapes de ce périple africain, fut un stop au Madikwe. Et quel stop! J’y ai retrouvé  l’aridité du bush, les odeurs et les couleurs de mon enfance. Nous sommes à une dizaine de kilomètres du Bostwana au nord Ouest de l’Afrique du Sud. Les deux pieds dans la vie sauvage. Il fait chaud , très chaud, je me sens bien. Ici tout est nouveau mais je ressens comme quelque chose de déjà vu, déjà vécu. Ma mémoire lointaine se souvient de sensations passées. Comme c’est bon. Je me sens chez moi. Evidemment les conditions au Madikwe ne sont pas tout à fait les mêmes que celles dans lesquelles nous vivions alors, plutôt rudimentaires. Mais imaginez là un endroit se confondant avec la savane, fait de pierres et de bois mais avec tout l’esthétisme d’un lodge grand luxe. Et toujours pareil ce qui fait l’endroit c’est bien sûr la beauté du lieu, sa situation mais surtout les gens accompagnant l’expérience. Alors merci Innocent, Maria, Beauty, Pimky, Nicole, Innocencia, Lebo, Cecilia, Wyleminah, Kyle…

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Bon revenons à nos moutons.. là ça part en sucette version discours aux Oscars…

Faire un safari , c’est prendre du bon temps dans un bel endroit mais c’est aussi deux games par jour. Soit 6 heures de 4×4 dans la savane. Autant se sentir à l’aise. Ca fait plus de deux ans que Kyle est ranger au Madikwe. En fait quand tu montes en voiture tu laisses un peu ta vie entre ses mains . Bon j’exagère un chouÏa, mon coté méditerranéen,  mais un game n’est quand même pas sans dangers (nous signons d’ailleurs une décharge ) . Mais nous étions bien dans son Land Cruiser. Il est passionné et connait le bush. Il a tout de suite donné le ton de la convivialité, n’est pas avare d’histoires et partage ses connaissances (il a appris aux enfants comment fabriquer une brosse à dent avec une branche spéciale, et on a ramassé tout un tas de trucs pour ramener à leur classe respective…). Puis il est aventurier, n’hésite pas à sortir des sentiers battus, rouler sur des troncs, des pierres énormes, faire du tout terrain quoi. Le vrai jeu du chat et de la souris…

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Ce qui nous a permis d’être au plus prêt des animaux. Ces animaux peu ordinaires, si beaux, on ne s’en lasse pas.  Puis il y’a tout ce qu’il y a autour. Rouler le visage au vent, l’air chaud comme une caresse, remplir ces yeux de cette lumière puissante qui nous donne l’impression d’avoir des lunettes jaune, observer les arbres comme des silhouettes dressées, entendre les bruits si loin de ceux que l’on connait. C’est un tout. C’est une parenthèse. Pour moi un flash back.

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NB : cliquez sur photos si vous voulez les voir en plus grand.

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D’Est en Ouest…

Après avoir parcouru la côte Sud, nous avons prit un vol interne jusqu’à Durban , histoire d’alléger notre parcours.  La seconde partie du périple s’annonce plus sauvage et beaucoup moins touristique. Nous avons traversé le pays d’Est en Ouest, enfin disons Nord Ouest pour être plus précise, et 3 états (le Kwazulu Natal, l’Etat libre et le North West).  Les kilomètres  ont défilé, le road trip est bien là.

Point de départ de cette grande traversée, une nuitée dans un village Zulu. C’est shakaland qui nous a accueilli. C’est curieux comme endroit, en fait c’est le musée vivant de la culture Zulu. Il y’a  là un village traditionnel habité, et un village aménagé pour les hôtes. Au départ ce village reconstitué était le décor d’une série TV diffusée à la fin des années 80, au total 10 épisodes (Shaka Zulu) retraçant l’histoire de Shaka, roi légendaire qui créa l’empire Zulu (diffusée sur la 5, on doit sûrement pouvoir la retrouver). Puis à la fin de la série c’est devenu une guesthouse gérée par les zulus. C’est passionnant et impressionnant. On y a notamment vu une démonstration de danse et ses significations, appris beaucoup sur leur mode de vie, coutumes, art de vivre et gouter de la bière traditionnelle (même les enfants, ils étaient ravis de faire comme les grands. Basile me demande maintenant de lui en acheter !!). Après faut savoir qu’il reste très peu de villages conservés ou fabriqués de manière traditionnel. Les villages d’aujourd’hui gardent une structure identique, mais ont adopté le parpaing et la tôle, Internet et le coca cola. ça m’a fait pensé un peu au sort des indiens aux Etats unis. Sortis de leur cadre ancestrale, héréditaire, ils ont du mal à trouver un avenir. Mais ça c’est un autre débat.

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Puis on a traversé le Kwazulu natal, sans jamais rencontrer de touristes,  pour se faire une retraite de 5 jours dans le Drakensberg.

Le Drakensberg est une frontière naturelle entre le Lesotho et l’Afrique du sud. Si les zulus l’appelle le rempart de lances (Quathlamba), c’est la définition afrikaner qui a été gardé, Drakensberg signifiant montagnes du dragons. Les deux noms foutent les jetons de toute façon.

Fabuleuse chaine de montagnes,  des paysages incroyables (attention ci dessous déferlement de panoramas) nous ont accompagné pendant cette mise au vert. Pendant que le ciel colorait les versants, que la pluie jouait avec les feuilles, et que la brume transformait nos points de vue en tableau, nous avons  randonné, fait du cheval, écouté les oiseaux, médité, contemplé. L‘endroit que nous avons trouvé est un point de chute idéal pour les familles. Tout est prévu pour que tout le monde profite. Les petits ont différentes structures à disposition, ils ont une salle de jeu et des nannies qui s’occupent d’eux pendant tout les repas des adultes. Repas des adultes…excellents vraiment et calmes! Au début l’endroit fait penser à une pension de famille comme dans dirty dancing. J’ai attendu en vain que Johnny m’initie passionnément au mambo (celles qui savent,  savent)… En vain. Alors si Patrick Swayze n’était pas là, il s’agit bien d’une pension de famille créée par un couple d’anglais (et toujours gérée par la même famille) dans les années 40,  des pionniers. De leur main, ils ont réalisé un rêve fou.  C’est réussi et nous a permis de faire une pause durant ce voyage trépidant.

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Ivres de route sans fin et de paysage somptueux, nous avons traversé le Golden Gate Higt park pour rejoindre notre étape suivante : la petite ville de Clarens dans l’Etat Libre.

Surement une des plus belle route empruntée, on se croirait en Arizona, on se croirait dans un film d’Enio Morricone… Et on est en Afrique du Sud, à écouter Charlie Winston dans la voiture avec à chaque virage des « OOhhhh »!!

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A chaque fois que nous avons rencontré un sud africain, énoncé notre parcours  et nommé la ville de Clarens , sa réponse fut la suivante : « oh very nice place »… Super nous y restons deux nuits. Elle est donnée comme un repaire d’artistes.  Mon impression première ne fut pas du tout celle là. On dirait une ville du bush australien, il y’a une rue principale goudronnée, le reste est en terre. Une place centrale énorme qui distribue différents restaurants fermés, un calme impressionnant, personne ne bouge, même pas un chat. Y’a même pas de chat. On s’attend vu l’ambiance à se retrouver au milieu d’un duel. Le premier jour se passe ainsi, dans une ambiance qu’on arrive pas à capter. On croise très peu de monde, les restaurants ferment à 20h. Les gens se cachent t ils quand nous passons? Etrange.

Puis le samedi matin, nous sortons. des voitures partout, des gens partout, tout ouvert, des gilets jaunes gavés de travail. On comprend. Il s’agit en fait d’une ville de week end! Alors là oui la week end il y’a une ambiance décontractée, propice à la flânerie, et à la farniente en terrasse. On a donc vécu Clarens endormie et réveillée. c’était avec le recul une expérience assez sympa.

Depuis Clarens nous devons regagner Madikwe. Nous traversons l’Etat libre et l’Etat du North West. La route est longue, et fatigante. Il faut toujours être concentré car tout ce qui ne doit pas être sur une route s’y trouve: des vaches, des babouins , des ânes, des marchands, des enfants… C’est un peu notre croix, mais nous allons rejoindre l’Afrique, celle qui a l’odeur de mon enfance.

bisous aventuriers

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Curiosités

  •  Le drapeau actuel de l’Afrique du sud est tout récent. Il est en vigueur seulement depuis 1994, date des premières élections non raciales. Il est appelé également drapeau arc en ciel, du fait que les couleurs choisies indiquent le mélange des populations.

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  • Au début , on s’est dit : « tiens y’a beaucoup de pannes sur les autoroutes… » Que nenni il ne s’agit aucunement de problèmes de voiture, c’est juste l’heure de manger. Les locaux arrêtent alors leur voiture illico presto, sortent table et chaises de camping et pique niquent sur la bande d’arrêt d’urgence. Nickel. On voit d’ailleurs beaucoup de panneaux « interdit de pique niquer » mais apparemment sans effet.

 

  • Les parcmètres humain ou les gilets jaunes (ou orange) . En fait c’est un des « petits boulots » qui existent ici. Quand vous arrivez quelque part, les parkings sont généralement gratuits, mais il y’a toujours un gilet jaune qui surgit, qui vous demande comment vous allez, qui vous donne des conseils de créneaux… et demande sa pièce. C’est bizarre, mais on joue le jeu. Comme quoi y’a pas qu’en France que le gilet jaune se manifeste!

 

  • L’Afrique du Sud à trois capitales : Le Cap (capitale législative, où siège le Parlement), Pretoria (capitale administrative, où siège le gouvernement), Bloemfontein (la capitale judiciaire) et 11 langues officielles, beaucoup de Sud Africains en connaissent plusieurs et n’hésitent pas à les employer dans une même phrase. C’est le record mondial du pays qui a le plus de langues officielles (selon le Guiness)

  • Il existe sur la côte sud des piscines créées par l’homme en avancée sur la mer. Elles se remplissent avec l’eau de mer, ne gâchent pas le paysage et permettent de se protéger des vagues énormes et des requins. C’est simple. Je ne comprend toujours pas qu’en France et notamment à la Réunion par exemple où les requins sévissent qu’on ne fasse pas la même chose. C’est tellement ingénieux et logique. Il y en a partout de toutes tailles et de toutes formes. Du coup tout le monde y trouve son compte.

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  • C’est en Afrique du Sud en 1967 qu’a eut lieu la première greffe du cœur par le Docteur Christiaan Barnard.

 

  • 20% de l’or du monde est extrait dans les mines d’Afrique du Sud. Coucou mon frère… pas mal comme prochain pays d’expatriation. Moins frais que le Canada!

 

  • Il y a ici une Inventivité, une  créativité incroyable. Ils ont un don pour l’art de détourner les objets,  les matières premières et la récupération .  J’adore. On peut trouver  une entreprise qui ramasse les tongs échouées et en fait des petits objets de décoration.  Un autre qui avec des bidons d’huile de moteur fabrique des guitares (voir ici) . On voit des chaises construites à partir  de pneus, des tabourets avec des seaux, des canettes devenir des jouets ou de la décoration, des luminaires en déchets plastique, les jeux extérieurs pour enfants sont étonnants, les cendriers de la ville à Hermanus sont des chutes de gouttières.  En plus d’être malin c’est beau. C’est décalé et responsable. Tout est réutilisable et leur imagination est sans limite. Peut importe les normes,  leur créativité n’est pas dictée par des contraintes. Ils sont libres dans leur tête et le résultat n’en est que plus chouette.

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Bisous fous

La tour de Babel ou l’idée d’un rêve

D’après le récit biblique, peu après le Déluge, alors qu’ils parlent tous la même langue, les hommes  arrivés sur une plaine décident, par eux-mêmes et ensemble, de bâtir une ville et une tour dont le sommet toucherait le ciel pour atteindre le trône de Dieu. Alors Dieu en colère d’être défié brouille leur langue afin qu’ils ne se comprennent plus, et les disperse sur toute la surface de la Terre. La construction cesse. La ville est alors nommée Babel ou Babylone.

Le fondateur de Babylonstoren à nommé le lieu ainsi pas tellement pour la signification mais pour la forme conique de la montagne derrière, référence à la tour. Ceci dit le temps ne peut qu’appuyer son choix car en fait cet endroit est un véritable condensé du travail des hommes, ensemble. Le résultat est une merveille.
Il se situe dans la région des vignobles du Cap. Oui vous avez bien lu des vignobles.
Pour la petite histoire quand la Compagnie des Indes Orientales commença à envoyer des colons hollandais en Afrique du Sud en 1652, leur but premier est de les installer mais aussi de leur faire travailler la terre afin d’alimenter, en produits frais, les navires en route pour les Indes. Ils fondent la Company’s garden.
Puis de fil en aiguille ils découvrent que cette terre est aussi favorable à la vigne, ils se lancent donc dans la viticulture mais sans grand succès. A partir de là,  les Huguenots chassés de France et réfugiés en Hollande sont expédiés à partir de 1687 dans la région du Cap.
Le but de la manoeuvre : avoir  des nouveaux pieds de vignes (ramenés de France), des petites mains et surtout le savoir faire français.
C’est dans ce contexte que fut crée Babylonstoren en 1692.
Au départ juste des vignes, puis des bâtiments, une école, des cases pour les esclaves, une ferme… L’endroit traverse les tourments de l’Histoire.
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Le domaine renait d’un passé mouvementé en 2007 :  entre les main d’un magnat de la presse et de la rédactrice en chef du Elle Déco sud africain il devient un jardin idyllique. D’une part pour son esthétisme, mais aussi pour son exploitation raisonnée (ici zéro pesticides).
Il y’a dans cette région multitude de domaine mais si vous en avez un à visiter c’est celui ci.
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Vous pourrez déambuler dans le magnifique potager quadrillé. Vous errerez dans les allées ombragées. Vous pourrez y croiser ânes, poules, tortue, oies. Vos yeux se régaleront de l’architecture cap dutch blanche qui contraste avec les nuances de vert alentour. Vos papilles se régaleront des produits issus des jardins ( ici ils fabriquent même le pain). Vous écouterez le bruit de l’eau, omniprésente grâce aux canaux aménagés, pour irriguer les parcelles. Vous y verrez un dindon qui frappe aux portes, des tapis de mosaïques sous les fruitiers, des nénuphars qui dansent sous les fontaines, des nids d’oiseaux géants pour rêver. Chaque petite porte que l’on pousse est un enchantement. A chaque virage une surprise. Chaque fois que votre regard se pose à un endroit il sera touché par la grâce. On y a déambulé une demi journée sans se rendre compte du temps qui passe.
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Dans cette région il y a des tas de domaines sympas, beaucoup proposent un pique nique gastronomique dans les vignes, et même une balade des domaines en petit train deux étages (départ le matin uniquement de Franschhoek) ! Mais nous voulions aussi visiter les alentours et avancer notre route ambitieuse. Nous sommes donc passés rapidement par Franschhoek , et fait notre halte dodo à Stellenboch (superbe ville blanche).
Puis direction Hermanus où j’espère réaliser un rêve.
Bisous tout doux.
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Cape ou pas Cape?

Nos deux derniers jours à Cape Town on été un peu chamboulé.  Charlie a eut une grosse fièvre,  difficile à maitriser qui plus est (et ici il fait plus de 35 degrés du coup ça aide pas quand on est dans cet état).
On a donc revu à la baisse nos ambitions de visites et on s’est adapté à son rythme ralenti.
Nous avions prévu d’aller passer une journée à Paternoster à deux heures de route au nord de la ville en bord d’un lagon. On a lâché l’affaire. Idem pour robben island, l’île prison de Mandela ( et autres),  ce genre de visite (plus de 3h quand même) avec des petits… On a aussi lâché l’affaire.  Mieux vaut y aller crescendo car plus de 3500 kms et un grands nombres d’étapes nous attendent encore.
C’est aussi ça de voyager avec des enfants. Ils nous permettent de moduler nos ardeurs et de prendre un peu plus le temps.
Du coup on a fait les touristes pépères (on n’a pas cédé au birkenstock chaussettes ni aux cartes ouvertes en plein milieu du trottoir , faut pas déconner non plus), mais on a prit le bus rouge qui fait tour de la ville, en vrai on peut s’en passer mais c’était pour éviter de marcher vu l’état de la fille. On ne peut pas dire que Cape town soit une jolie ville au premier abord,  y’a pas de centre ville comme en Europe et ça c’est toujours un truc qui me manque un peu dans les villes « nouvelles ».  C’est plutôt anarchique niveau urbanisme , des buildings côtoient des immeubles de style  ,  la quartier de bo kaap et ses petites maisons basses colorées , des maisons contemporaines insensées face à la mer,  le quartier des dock aménagés en boutiques trés hypster. et les townships (là aussi il y a une grande disparité, certains sont un ensemble de petites maisons en dur, d’autres des cabanes de récupération et d’autres encore dorment entre 4 palettes). Et ce sur des kilomètres aux abords de la ville.
Nous en une seule ville ça nous en a rappelé plusieurs : New york et le quartier de soho St Denis de la réunion, campeche au mexique…

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Cape town est d’une mixité incroyable à tout les points de vue. On a aussi prit le temps de rentrer dans les bazars et les docks, de flâner dans le parc de la compagnie garden’s où on s’est fait un copain écureuil. On a passé un bon moment au marché couvert de Hout bay.
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Et on ne pouvait pas laisser cette ville sans en avoir un aperçu global.
Pour cela il y a le téléphérique qui monte jusqu’à Table moutain et qui offre un panorama époustouflant à 360°. Table moutain est la montagne qui surplombe la ville et qui fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde naturel au même titre que le fleuve Amazone ou la baie d’Halong.
Le téléphérique c’est l’attraction pour les petits, en plus il tourne pendant la montée, trés ingénieux, ce qui permet à tout les passagers de tout voir. Là haut, on domine la ville, on en prend plein les yeux et on peut comprendre la topographie. Certes c’est ultra touristique mais bon en même temps c’est ça ou la randonnée pour y arriver. Tentant mais manque de temps.
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En résumé, il y beaucoup de choses à faire à Cape town. Nous l’avons prit cool car c’est notre première étape d’un grand voyage, et  après plus de 6 mois sans vacances nous voulions nous poser aussi.  Concernant la durée sur place, je crois que c’est comme partout on peut passer une vie à découvrir les choses mais en étant plus raisonnable je dirais que 4 nuits/4 jours c’est déjà pas mal. C’est une ville cosmopolite qui trimbale avec elle son baluchon de contradictions et une histoire plutôt mouvementée. Mais la nature environnante est son écrin fabuleux.
Voilà la première étape de ce road trip sud africain et derrière nous et laisse place maintenant à la suivante, celle des vignobles.
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