La tour de Babel ou l’idée d’un rêve

D’après le récit biblique, peu après le Déluge, alors qu’ils parlent tous la même langue, les hommes  arrivés sur une plaine décident, par eux-mêmes et ensemble, de bâtir une ville et une tour dont le sommet toucherait le ciel pour atteindre le trône de Dieu. Alors Dieu en colère d’être défié brouille leur langue afin qu’ils ne se comprennent plus, et les disperse sur toute la surface de la Terre. La construction cesse. La ville est alors nommée Babel ou Babylone.

Le fondateur de Babylonstoren à nommé le lieu ainsi pas tellement pour la signification mais pour la forme conique de la montagne derrière, référence à la tour. Ceci dit le temps ne peut qu’appuyer son choix car en fait cet endroit est un véritable condensé du travail des hommes, ensemble. Le résultat est une merveille.
Il se situe dans la région des vignobles du Cap. Oui vous avez bien lu des vignobles.
Pour la petite histoire quand la Compagnie des Indes Orientales commença à envoyer des colons hollandais en Afrique du Sud en 1652, leur but premier est de les installer mais aussi de leur faire travailler la terre afin d’alimenter, en produits frais, les navires en route pour les Indes. Ils fondent la Company’s garden.
Puis de fil en aiguille ils découvrent que cette terre est aussi favorable à la vigne, ils se lancent donc dans la viticulture mais sans grand succès. A partir de là,  les Huguenots chassés de France et réfugiés en Hollande sont expédiés à partir de 1687 dans la région du Cap.
Le but de la manoeuvre : avoir  des nouveaux pieds de vignes (ramenés de France), des petites mains et surtout le savoir faire français.
C’est dans ce contexte que fut crée Babylonstoren en 1692.
Au départ juste des vignes, puis des bâtiments, une école, des cases pour les esclaves, une ferme… L’endroit traverse les tourments de l’Histoire.
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Le domaine renait d’un passé mouvementé en 2007 :  entre les main d’un magnat de la presse et de la rédactrice en chef du Elle Déco sud africain il devient un jardin idyllique. D’une part pour son esthétisme, mais aussi pour son exploitation raisonnée (ici zéro pesticides).
Il y’a dans cette région multitude de domaine mais si vous en avez un à visiter c’est celui ci.
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Vous pourrez déambuler dans le magnifique potager quadrillé. Vous errerez dans les allées ombragées. Vous pourrez y croiser ânes, poules, tortue, oies. Vos yeux se régaleront de l’architecture cap dutch blanche qui contraste avec les nuances de vert alentour. Vos papilles se régaleront des produits issus des jardins ( ici ils fabriquent même le pain). Vous écouterez le bruit de l’eau, omniprésente grâce aux canaux aménagés, pour irriguer les parcelles. Vous y verrez un dindon qui frappe aux portes, des tapis de mosaïques sous les fruitiers, des nénuphars qui dansent sous les fontaines, des nids d’oiseaux géants pour rêver. Chaque petite porte que l’on pousse est un enchantement. A chaque virage une surprise. Chaque fois que votre regard se pose à un endroit il sera touché par la grâce. On y a déambulé une demi journée sans se rendre compte du temps qui passe.
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Dans cette région il y a des tas de domaines sympas, beaucoup proposent un pique nique gastronomique dans les vignes, et même une balade des domaines en petit train deux étages (départ le matin uniquement de Franschhoek) ! Mais nous voulions aussi visiter les alentours et avancer notre route ambitieuse. Nous sommes donc passés rapidement par Franschhoek , et fait notre halte dodo à Stellenboch (superbe ville blanche).
Puis direction Hermanus où j’espère réaliser un rêve.
Bisous tout doux.
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Cape ou pas Cape?

Nos deux derniers jours à Cape Town on été un peu chamboulé.  Charlie a eut une grosse fièvre,  difficile à maitriser qui plus est (et ici il fait plus de 35 degrés du coup ça aide pas quand on est dans cet état).
On a donc revu à la baisse nos ambitions de visites et on s’est adapté à son rythme ralenti.
Nous avions prévu d’aller passer une journée à Paternoster à deux heures de route au nord de la ville en bord d’un lagon. On a lâché l’affaire. Idem pour robben island, l’île prison de Mandela ( et autres),  ce genre de visite (plus de 3h quand même) avec des petits… On a aussi lâché l’affaire.  Mieux vaut y aller crescendo car plus de 3500 kms et un grands nombres d’étapes nous attendent encore.
C’est aussi ça de voyager avec des enfants. Ils nous permettent de moduler nos ardeurs et de prendre un peu plus le temps.
Du coup on a fait les touristes pépères (on n’a pas cédé au birkenstock chaussettes ni aux cartes ouvertes en plein milieu du trottoir , faut pas déconner non plus), mais on a prit le bus rouge qui fait tour de la ville, en vrai on peut s’en passer mais c’était pour éviter de marcher vu l’état de la fille. On ne peut pas dire que Cape town soit une jolie ville au premier abord,  y’a pas de centre ville comme en Europe et ça c’est toujours un truc qui me manque un peu dans les villes « nouvelles ».  C’est plutôt anarchique niveau urbanisme , des buildings côtoient des immeubles de style  ,  la quartier de bo kaap et ses petites maisons basses colorées , des maisons contemporaines insensées face à la mer,  le quartier des dock aménagés en boutiques trés hypster. et les townships (là aussi il y a une grande disparité, certains sont un ensemble de petites maisons en dur, d’autres des cabanes de récupération et d’autres encore dorment entre 4 palettes). Et ce sur des kilomètres aux abords de la ville.
Nous en une seule ville ça nous en a rappelé plusieurs : New york et le quartier de soho St Denis de la réunion, campeche au mexique…

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Cape town est d’une mixité incroyable à tout les points de vue. On a aussi prit le temps de rentrer dans les bazars et les docks, de flâner dans le parc de la compagnie garden’s où on s’est fait un copain écureuil. On a passé un bon moment au marché couvert de Hout bay.
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Et on ne pouvait pas laisser cette ville sans en avoir un aperçu global.
Pour cela il y a le téléphérique qui monte jusqu’à Table moutain et qui offre un panorama époustouflant à 360°. Table moutain est la montagne qui surplombe la ville et qui fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde naturel au même titre que le fleuve Amazone ou la baie d’Halong.
Le téléphérique c’est l’attraction pour les petits, en plus il tourne pendant la montée, trés ingénieux, ce qui permet à tout les passagers de tout voir. Là haut, on domine la ville, on en prend plein les yeux et on peut comprendre la topographie. Certes c’est ultra touristique mais bon en même temps c’est ça ou la randonnée pour y arriver. Tentant mais manque de temps.
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En résumé, il y beaucoup de choses à faire à Cape town. Nous l’avons prit cool car c’est notre première étape d’un grand voyage, et  après plus de 6 mois sans vacances nous voulions nous poser aussi.  Concernant la durée sur place, je crois que c’est comme partout on peut passer une vie à découvrir les choses mais en étant plus raisonnable je dirais que 4 nuits/4 jours c’est déjà pas mal. C’est une ville cosmopolite qui trimbale avec elle son baluchon de contradictions et une histoire plutôt mouvementée. Mais la nature environnante est son écrin fabuleux.
Voilà la première étape de ce road trip sud africain et derrière nous et laisse place maintenant à la suivante, celle des vignobles.
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Ailleurs autrement

Partir ailleurs c’est oublier comment on vit. Il faut accepter d’être bousculé dans ses habitudes, se laisser aller à autre chose, s’ouvrir à la différence. Et ça sera forcement à des années lumières de chez vous puisque vous n’y êtes plus. Si l’on vient dans un autre pays avec des idées arrêtées , avec ses manies, on passe à coté. Quel intérêt de partir? Ce ne sera pas un voyage encore moins une aventure au mieux un déplacement. Vous subirez au lieu de profiter. La nuance est de taille.  Oui vos narines vont être titillées autant par les épices délicieuses que par des poubelles abandonnées. Oui votre tête tournera d’odeur de poisson, de viande ou autre qui ne sont pas sur-emballés ni frigorifiés. Oui vous verrez des chats mal en point partout et des ânes qui travaillent sans relâche mais autant que les hommes voyez vous. Oui vous verrez certaines choses qui ne vous plairont pas. Oui tout cela vous semblera désorganisé. Oui vous apprécierez plus que jamais un endroit aussi calme que la ville est turbulente. Oui vous serez chahuté par la foule, les gens qui travaillent , les camelots, les mobylettes et les vélos. Oui vos oreilles apprécieront le chant du muezzin qui rythme la journée. Oui votre palais s’émerveillera d’un tajine au poulet accompagné d’un thé. Oui vos pas hésitants s’arrêteront souvent avant d’emprunter telle ou telle ruelle. Mais au bout de tout ça, il y a toujours une découverte. Proust ne se trompait pas en disant que le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux. Puis s’enrichir n’est ce pas acquérir quelque chose en plus que ce qu’on l’on possède déjà?

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Ailleurs ils ne s’habillent pas pareil, ils ne pensent pas pareil, ils ne mangent pas pareil, ils ne vivent pas pareil, ils ne travaillent pas pareil. Ce n’est ni mieux que chez nous ni moins bien, juste différent. J’ai la chance de pouvoir inculquer cela à mes enfants, j’ai la chance de pouvoir vivre ça. ça remet les pendules à l’heure. Bien sûr Je suis toujours heureuse de rentrer de voyage car j’aime mon cocon, mais je sais que je laisse un petit bout de mon coeur où que j’aille. Il y a dans ma tête toujours une fenêtre ouverte sur l’ailleurs, le pas comme nous, pour les jours de routine, pour les jours de moins bien, pour les jours sans.

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Pour les infos pratiques:

 Nous logions au riad Beldi, au nord de la Médina, excentré de la zone touristique. Comptez 20 minutes de marche pour atteindre les souks. Bien sûr préférez les riads plus typiques que les hôtels de la palmeraie.

Mapps.me (application gratuite) m’a grandement aidé pour la localisation de tout un tas de choses et le calcul des itinéraires à pieds.

Nous avons marché en moyenne 7 kms par jour, et sur la fin nous pratiquions un peu plus les taxis (environ 50 dirhams la course dans la médina. Grand taxi pour 4 et plus. Et petit taxi jusqu’à 3) et 100 dirhams entre la médina et l’aéroport.

Nous avons visité le palais Bahia, le palais El Badii, le musée de la photographie. La Medersa ben youssef est fermé pour deux ans, dommage c’est un joyau de Marrakech. Nous avons aussi réservé une balade en calèche. Nous avons beaucoup déambuler dans la ville, visiter les coopératives artisanales et les différents quartiers. Nous avons fait l’impasse sur certaines choses car on ne voulait pas tout visiter au pas de course.

A l’extérieur de la ville nous avons fait une demi journée en dromadaire ( avec DUNES ET DÉSERT) , et découvert le jardin Anima à la porte de la vallée de l’Ourika ( la navette depuis la koutoubia est comprise dans le prix) Ce dernier possède un café snack très sympa.

Quelques adresses  pour manger dans la Medina et surtout pour reprendre sa respiration. Tellement sympa qu’il faut réserver très souvent.

♥ La famille ( le petit jardin de fou…) du coté des palais Bahia et El badii

♥ La terrasse des épices , le restaurant en terrasse et la pâtisserie en bas (ne pas confondre avec café des épices)

♥  Nomad (la vue de fou…) le soir un moment de détente avec la vue sur la place des épices.

♥  Le jardin secret (l’endroit de fou…)

♥  Pepe Nero (Pour les enfants je trouve des italiens partout!)

♥  Limoni (un resto italien au cadre hyper sympa dans notre quartier du coté de la porte bab Tarzout). Il possède une cour rafraîchissante superbe.

♥ Café Fnaque pour la vue, et la pause dans les souks

♥ Café clock en plein dans la Kasbah pour encas du midi. Décoration très sympa. Manger sur le toit est toujours agréable.

♥ S’il fait beau réservez le brunch du dimanche au Beldi country club (avec piscine)!

♥ Dar Cherifa, paumé dans une ruelle, d’une beauté incroyable, un vrai havre de paix pour manger ou boire un thé dans le petit salon

♥ Les soirs de grandes fatigues nous réservions le repas du soir au riad. Copieux et trés bon. Presque tous le font.

 

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Djamila et Madonna

Le clou de la semaine pour les enfants, c’était la journée dromadaire! Chaque matin jusqu’au jour J ils nous l’ont demandé. Je vous cache pas que moi aussi je me languissais. Et c’était une première pour tous!
Une bonne grosse demi heure de trajet, nous voilà au point de rendez vous. Je ne suis pas fan des excursions opérées par des organismes mais je dois dire que c’est différent de ce que je pensais. On est acceuilli dans un petit salon extérieur par un thé de bienvenue, puis on nous pare d’un chèche et youpi!  Enfin! Nous nous dirigeons vers les dromadaires. Basile à été touché en plein coeur par ces drôles de bestiaux.  L’amour fou, sans aucune appréhension pourtant ce fut la première fois qu’il en côtoyait.  Il a obtenu d’être le chef de la caravane. Il est monté avec ma mère sur Djamila toute jeune maman et nous avons eut avec Charlie le privilège de monter sur Madonna (me voilà abonnée aux chanteuses à succès, après l’éléphante balinaise Lady gaga)
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On était heureux, tout les quatre. C’était notre baptème de dromadaire. C’était chouette. Nos chameliers nous ont guidés jusque chez une famille pour prendre le thé et manger quelques crêpes puis on a bouclé la boucle. Compter une bonne demi journée et d’être sur le dos du dromadaire bien 2 h. Hicham, un des chameliers à fabriqué sur le chemin avec un coupe ongle et quelques feuilles de palmiers des petits dromadaires aux enfants. Quand je vous dis que les marocains sont hypers gentils. Les petits n’en revenez pas. Un souvenir en or. Va falloir que je surveille à la maison mon coupe ongle et les feuilles du Yucca!
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Il y a des jolis panoramas pendant la balade mais il est vrais qu’on a pratiqué un désert plutôt caillouteux et surtout qui va se finir en terrain vague au vu de l’agrandissement trépident de la ville. Mais ça reste une bonne introduction à une future expédition dans le désert, de sable cette fois ci et sur plusieurs jours.
Avec des enfants je vous conseille cette balade, sans enfants (ou enfants plus grands) partez dans le « vrai » désert … Attention aux  courbatures le lendemain. Horrible, je ne pouvais plus marcher, prévoyez une journée tranquille ensuite.
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NB : On a  choisi Dunes et désert pour cette excursion.  Ils en proposent d’autres. Celle ci avec enfants petits est appropriée.

Ouvrir les yeux

Tout ce qui perturbe quand on arrive ici, si l’on sait être réceptif, devient une photo. Je peux commencer à dire que j’ai vu quelques endroits dans le monde, mais rien de comparable au tumulte de Marrakech pour l’instant. Tout ici est photogénique, pour peux qu’on sache ouvrir les yeux.  Et encore je me retiens de faire certaines photos, il faudrait pour cela habiter plus longtemps un quartier, faire partie de cette vie. Même sans cela, j’en prends des centaines. Ca parait fou, mais je n’ai pas de mémoire. Les mots et les images sont ma mémoire. Alors j’écris mon histoire, notre histoire de famille en captant des moments. J’en couche une partie ici sur le blog, puis sur des cahiers, dans des notes, des livres et je sature les disques durs.

 

 

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Cette ville ne m’aide pas du tout. Où que je pose les yeux je vois une photo, je vois quelque chose que je voudrais garder. Je vois un moment précieux, j’y vois un souvenir chéri comme une odeur que tu veux mettre en bocal. La quête. L’avantage de la photo c’est que tu peux enfermer  « la vue », arrêter le temps. Et le jour où tu retombes sur cette image c’est comme ouvrir un tiroir : il en ressort les personnes qui partageaient ce moment, les odeurs, le lieu et le climat. Tout revient comme par magie.  C’est une chance de remonter le temps.  Marrakech tu es dans mon bocal. Toi aussi.

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Alors il y’a  des lieux magnifiques qui cotoient sans complexes d’autres plus quotidiens dirais je , mais à mes yeux les deux sont photogéniques. Les premiers pour leur beauté révélée , les autres pour leur beauté authentique. Et Marrakech c’est ça, passer de l’un à l’autre sans cesse. C’est la cas des palais Bahia et Palai El Badii. Les deux sont tout proche, dans le premier on pourrait croire qu’ils viennent de déménager, le second est une ruine. Mais les deux valent le détour. Tout vaut le détour.

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Quelques adresses  pour manger dans la Medina (bobos certes mais canons!) et surtout pour reprendre sa respiration. Tellement sympa qu’il faut réserver.

♥ La famille ( le petit jardin de fou…)

♥ La terrasse des épices , le restaurant en terrasse et la pâtisserie en bas (ne pas confondre avec café des épices)

♥  Nomad (la vue de fou…)

♥  Le jardin secret (l’endroit de fou…)

♥  Pepe Nero (Pour les enfants je trouve des italiens partout!)

♥  Limoni (un resto italien au cadre hyper sympa dans notre quartier)

 

 

 

 

Echappée belle à Marrakech

Des reliquats de congés payées pour maman , vacances scolaires pour Charlie, nounou buissonnière pour Basile…. Une furieuse envie d’ailleurs  et de chaleur depuis notre retour mexicain … et hop une semaine à Marrakech emballée. Silvain a attaqué la saison, il reste en France, mais on embarque mamie dans les bagages ! Une éternité que je ne suis pas partie avec ma maman en vacances . On est tous très heureux de partager cette aventure.

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Voilà une formule familiale différente pour un city trip dans le ville rouge.
J’ai parcouru cette ville il y a une bonne dizaine d’année, ma maman aussi. Tout change tellement vite que la découverte sera là. Sans aucun doute.

Beaucoup de monde connaît Marrakech c’est une bonne porte d’entrée aux voyages et à l’Afrique. Dépaysement assuré, Pas trop cher ( quoique le prix des Riads , et de la vie en générale, ont drôlement augmenté en dix ans), pas trop loin ( un poil plus de 2 heures d’avion au départ de Nîmes), tout le monde ou presque parle français, et la convivialité des marocaines et marocains n’est plus à prouver. On a pas réellement de programme. On va improviser.

Vous nous suivez?

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Road trip mexicain : décryptage

1 mois d’aventure c’est  17 000 kms parcourus en avion – 5 avions –  4 bateaux – 1 voiturette – 1 calèche – 2600 kms en voiture – 3 Etats traversés –  Des siècles de pyramides escaladées – Plus de 2000 photos et des heures de vidéos – 1 milliards de « wouaahhh » – 6 heures de décalage horaire – Une dizaine de récits  partagés sur le blog.

Mais aussi tant de découvertes, de déconnection, d’émotions, des rencontres, des souvenirs fabriqués, des moments privilégiés, du dépaysement et des surprises. Un voyage c’est quantifiable en partie mais il y’a des choses inestimables qui ne se chiffrent pas. Ce voyage était extraordinaire.  On s’est concocté avec nos petits cerveaux un périple sur mesure,  il ne pouvait que nous convenir. Je peux dire avec le recul du retour qu’on a tout aimé et nous n’avons fait que très peu de mauvais choix en amont. Nous n’avons pas aimé Merida, mais nous y sommes restés que deux nuits et notre maison airbnb exceptionnelle a contrebalancé notre déception et nous a permis de nous reposer.  Et deuxième « erreur », nous avons choisi à Izamal une guest-house sur commentaires pourtant élogieux, et il s’avère que c’était pas du tout à la hauteur, mais là il ne s’agissait que d’une petite nuit. Tout le reste fût comme on aime. Voyez vous on s’est pas si mal débrouiller depuis notre canapé. Et c’est fou ensuite de vivre ce que tu as imaginé sur papier et encore bien plus. Tellement plus. Je mesure souvent la chance que nous avons. Il est 3h du matin, le décalage horaire à décidé de me rendre insomniaque, et en écrivant ses lignes, je revis ces moments heureux et j’en suis encore plus reconnaissante. De quoi nous motiver pour les mois à venir et vite repartir à l’aventure.

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La formule road trip nous a plu, c’est le voyage dans le voyage.  Une vraie liberté d’aller et venir selon notre rythme, et vivre la route à été en soi une expérience! Dés le commencement d’ailleurs avec notre problème avec l’agence locale de Sixt. Et des heures à passer au comptoir d’Europcar afin de récupérer une voiture. Là on a vu direct que la notion de temps ne compte pas ici. Une bonne entrée en matière. (Conseil aux voyageurs, quand vous louez à l’étranger, prenez la voiture en photo sous tout les angles intérieur/extérieur et données tableaux de bord au moment de l’état des lieux)

La première chose qui nous a surpris c’est la manière de conduire, enfin surtout de doubler. C’est celui qui est doublé qui doit se pousser sur le coté. J’aime autant vous dire que la première voiture qui arrive dans ton rétro et que tu n’es pas au courant de cette pratique et bien ça fait drôle!

Autre point. Il y a pour ainsi dire jamais de virages, on roule des heures sur de grandes lignes droites. Mais attention les mexicains ont trouvé un petit quelque chose pour rendre le trajet moins monotone : le dos d’âne surprise! Et puis ils sont inventifs, il y en a  des carrés, des arrondis, des avec des boules en fer dessus, des peints, des camouflés, des doubles. On a d’ailleurs trouvé avec Silvain un moyen mnémotechnique pour ne pas se faire avoir : Une cabane = un dos d’âne ! En effet tu roules, tu roules (même sur l’autoroute !) et d’un coup surgit de nulle part (comme Zorro lol) un « Tope » (d’ailleurs c’est marrant quand y’a un panneau des fois, de temps à autre, et bien le dessin du dos d’âne on dirait un kinder bueno ) . Tu as vite fait de décoller et  retrouver ta voiture  couper  en deux.  Après quelques coups de frein, on a remarqué qu’au niveau de chaque ralentisseur, était installée là toutes sortes de cabanes. Tu ralentis, obligé, et là sortent de la cabane vendeurs d’ananas, de jus, de tortillas… Je crois que sur les routes Mexicaines tu peux mourir de beaucoup de choses mais surement pas de faim ni de soif!

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On a croisé pas mal de barrages policiers, mais on ne s’est jamais fait contrôler. Essentiellement je pense grâce aux enfants dans la voiture, ils jetaient un oeil par la fenêtre quand on passait à leur niveau et voyant les petits nous ont systématiquement fait le geste de circuler. C’est une bonne chose. (Au cas où vous vous faites arrêter, ne jamais donner votre passeport, et dites juste que vous êtes touristes sans trop étaler vos connaissances en linguistique espagnol).

Nos points de chute étant éloignés les uns des autres, on a fait des étapes, histoire de ne pas avoir l’impression de rouler des heures. La route est fatigante car il faut toujours être concentré, des animaux traversent la route, des vélos/motos taxis, il y a ces fameux topes et pour rajouter du piment, très souvent des trous. Des gros trous.  On a découpé les étapes de telle façon à ne pas subir la route mais vraiment pour en profiter comme d’un compagnon de voyage. On partait souvent après manger le midi, comme ça les enfants dormaient. Ils ont à nouveau utilisé les sac à dos / réhausseur Boostapack. On est conquis par ce produit. Ils nous ont aussi bien fait rire tout les deux avec leurs look improbables quand on se retournait. On recommencera sans aucun doute cette formule pour le prochain voyage.

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Notre parcours détaillé avec les liens vers nos logements et les articles liés.

Arrivée Cancun  : 1 nuit

Nécessaire si vous arrivez en fin d’après midi ou le soir sinon filez direct ailleurs. On a choisi cet AirBnB ( attention pas de moustiquaires sur place, prévoyez la votre) uniquement pour sa proximité avec l’aéroport et les loueurs de voiture. Au retour nous avons le même logement pour une nuit. Et la maman de Bren  moyennant 250 pesos a amené Silvain rendre la voiture de location, l’a attendu et la ramené à la maison. Puis nous a ensuite tous amené à l’aéroport. Un service qui rend bien service!

Tulum : 3 nuits

On a réservé aussi par AirBnB une jolie hutte. Les points positifs sont le prix, la vie à la mexicaine ou presque, l’acceuil et une décoration trés trés sympa. Comptez 20 minutes pour aller à tulum playa et 3 minutes pour le coeur du pueblo.

☞ Lire notre expérience à Tulum ☜

Bacalar : 3 nuits

Toujours par AirBnB, la maison de Peggy et Scott, posé sur la lagune, avec ponton privé et canoë est merveilleuse. L’accueil excellent, les équipements top  et à 5 minutes ne voiture du Zocalo. Parfait

☞  Lire notre coup de coeur à Bacalar 

Calakmul : 2 nuits

Hotel Puerta Calakmul, des cabanes dans la jungle avec tout le confort. On a tout adoré, le décor, le réveil  par les singes hurleurs, le bon petit déjeuner… Et si vous voulez visiter Calakmul dans de bonnes conditions, ce point de chute est parfait. Bémol sur la piscine mais nous n’étions pas là pour nous baigner.

☞  Lire nos aventures dans la Jungle  

Campeche : 2 nuits

On a choisi l’hôtel Plaza Campeche pour sa bonne situation, prix hyper compétitif et plutôt confortable. Gros bémol sur la climatisation à fond dans la zone de réception. Si votre portefeuille vous le permet réservez à Puerta campeche !

 ☞ Lire notre ressenti de Campeche à Merida 

Uxmal : 1 nuit

On a dormi au Pickled onion. Trés bon point de chute, joliment décoré, bon petit déjeuner, bien entretenu et central.

Merida : 2 nuits

Pour ce logement on a loué à nouveau sur AirBnB, on pensait au début qu’il serait plus en central, et quand on a vu le centre engorgé, pollué, bruyant, et bien on était bien content qu’elle soit un peu à l’écart. Comptez 15 bonnes minutes en voiture, non pas dû à la distance avec le zocalo mais au bouchon permanent. La Maison est sublime! un bijou! Elle détonne dans le quartier. Le bémol : prévoir moustiquaire (on est hyper satisfait de nos moustiquaires de voyage)

Izamal : 1 nuit

On a été au Macan Ché , on a vu des commentaires plutôt sympas, endroit central. Mais alors gros bémol sur la déco, l’équipement, la piscine.. Prévoir là aussi moustiquaire! Bof bof pour un tarif plus élevé que d’autres endroits plus chouette.

☞ Lire d’Izamal à Valladolid 

Valladolid : 2 nuits

Je conseille la casa Quetzal, dans un quartier trés sympa. Excellent petit déjeuner, chambres spacieuses et de bon gout disposées autour d’un joli patio jungle avec piscine. Pas de point négatif

Isla Holbox : 4 nuits

Là pas facile de trouver un endroit qui accepte les enfants. Bizarre mais bien réel. On a trouvé Villas Margaritas, à 2 min à pied de la plage et moins de 10 min à pieds du centre. Bémol : pas de moustiquaire

☞ Lire notre expérience à Holbox 

Cancun : 1 nuit et retour maison

 

♥ Si vous souhaitez vous aussi louer via AirBnB , n’hésitez pas à utiliser NOTRE LIEN DE PARRAINAGE  

 

Voilà je vais m’arrêter là sinon je vais finir par écrire un livre. Y’a encore tant de choses qui me passent par la tête, mais je vais laisser un voile de mystère! J’ai toujours beaucoup de mal à écrire le dernier article d’un voyage car il s’agit bien là d’un point final. De la vraie fin des vacances. Pour résumé et vous l’aurez compris au fil de mes récits, on a été conquis du plus petit au plus grand et je ne peux que vous conseiller cette destination. Je remercie celles et ceux qui ont suivi notre périple et ont pris le temps de nous laisser des petits messages. Ce blog est avant tout familial car il est en partie notre mémoire, mais si au passage il peut ouvrir la porte à quelques évasions alors j’en suis heureuse.

Rendez vous bientôt pour de nouvelles aventures…

 

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Isla Holbox

Avant ce voyage nous n’avions jamais entendu parlé de cette terre .
Même pas un bout de terre, un banc de sable plutôt. Cette partie du Mexique fait partie de la réserve de Yum balam. C’était la dernière étape de notre road trip. Et quelle étape! On est tombé amoureux de ce petit coin de paradis. Des eaux bleues et chaudes à perte de vue, une vie insulaire simple et joyeuse, des chemins de sable que l’on parcourent en voiturette ou pieds nus, des ratons laveurs qui viennent boire dans les piscine, des raies qui nagent sous vos pieds, du poisson à peine péché et servi dans l’assiette, les danses mexicaines sur le zocalo, les mamies qui fabriquent tamales et tacos et les vendent à même leur chariot. Mais chaque paradis découvert à un triste destin, celui d’être convoité. Holbox n’échappe pas à cette règle destructrice. Je pense que si vous ne voyez pas Holbox dans les deux ans à venir, vous ne la verrez pas comme on l’a connu.
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Un soir, après mangé on est passé par le Zocalo comme d’habitude pour que les enfants jouent, et on est tombé sur une scène complètement décalée. Un professeur de danse y donne son cours du soir, il y’a avait là pas assez de danseuse alors un rasta à enfilé la grande jupe bleue traditionnelle pour prendre la place de la fille , mamie à monté son jupon sous sa poitrine, un ou deux papy pêcheurs délaissant les filets pour chausser les bottillons, et un jeune abonné plutôt au hop hop, à lui aussi mis avec plaisir ses blanches chaussures de danse. Ici c’est important, plus important que le look, plus important que tout le reste. Et voilà que le cours commence,  les papy ont du mal à suivre le rythme effréné du jeune professeur mais la musique est entrainante. Et tous ses pieds qui tapent en même temps sur cette scène ce soir là nous fabrique un souvenir merveilleux. Ils ne le savent pas. Mais chacun de leur visage souriant est gravé dans ma mémoire.  Ce que nous avons perdu, il savent encore le faire, ils font vivre chaque soir leur place. Un moment de communion qui donnent une vraie personnalité à leur ville.

🎥 VIDEO COURS DE DANSE SUR LE ZOCALO D’HOLBOX

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En saison on peut même nager avec les requins baleine, géants des mers et voir la nuit les eaux bleues devenir extra terrestre avec tout les planctons bioluminscents. Une île magique. On a passé là une petite semaine avec du sable blanc dans les cheveux, du soleil sur le corps et la sensation de vivre quelque chose d’unique.
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Sur le Ferry du retour, celui qui nous a ramené au petit port de Chiquilla, un chanteur du dimanche a allumé son ampli, et a bravé le vent et les bruits du moteur pour nous tirer quelques larmes, des airs tristes parcourent nos oreilles en voyant l’île s’éloigner. On était assis tout les 4 sur le pont, on s’est regardé, heureux et déjà nostalgiques de ce voyage merveilleux. C’est comme ça que devrait se terminer toutes les vacances sur un ferry, en chanson et en famille.
Besos holboxeños
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 Nos infos pratiques
Pour manger le midi:
♥ Las raices
♥ Las nubes
Pour manger le soir :
♥ La parrilla de Juan
♥ Los peleones
Si la France vous manque
♥ Le Jardin
♥ Et voilà
On a dormi a Casas Margaritas.

D’Izamal à Valladolid

On a laissé Mérida, et son agitation, derrière nous pour découvrir  la reposante Izamal. Imaginez 37 degrés, toutes les maisons jaunes et blanches et un ciel bleu qui contraste. Une vision surréaliste. On se croirait dans une ville d’un far west mexicain. Ici tout est tranquille, les rues, les gens et les chiens. Bien. Très bien.
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papy
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On s’est laissé porté au rythme du soleil. Il y’ a en face de la place principale un gigantesque couvent aux couleurs de la ville. Il est encore partiellement utilisé. Puis il y’a le cheval Napoléon qui nous en a fait faire le tour. C’est une cité coloniale construite sur des ruines mayas, il y a donc des pyramides en tas éparpillées, et des jolies rues bien alignées. Un régal.
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Dernière étape de notre road trip sur le continent et plus de 2000 kilomètres au compteur : Valladolid. Je ne sais pas pourquoi ce nom m’a toujours fait rêver, comme zanzibar, kilimandjaro ou kerala. C’est le genre de mot qui me transporte, et dans certains mauvais jours je me suis demandé ce qu’il se passait à Valladolid… Maintenant je sais. C’est le genre de moment où tu te sens bien, où tu sais pourquoi tu as traversé le passé tant bien que mal, pour être un jour ici avec ta famille. Cette ville n’est pas plus belle que Campeche, ni plus calme qu’Izamal, mais elle est vivante juste ce qu’il faut.
Le soir comme partout au  Mexique, le zocalo s’anime. La chaleur est moins pesante, les gens ont fini de travailler et sortent en famille pour profiter ensemble, et il y a toujours quelque chose à voir ou à écouter.  

🎥 VIDEO DANSE TRADITIONNELLE

Il s’y passe aussi toujours quelque chose. Figurez vous que je suis tombée sur un sniper mexicain, perché sur son arbre, qui  pourtant autochtone, m’a fait profiter généreusement de sa tourista… Je m’en suis sortie avec le dos plein de merde d’oiseau. Il a visé pile dans l’entrebâillement du cou et le t-shirt, on a donc fini la soirée sur des rires d’enfants!! Et une bonne douche.
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Et puis… Et puis il y’a les Cenote (prononcer cénoté). C’est une particularité géologique, du Yucatan, due à la chute d’une météorite géante il y a 65 millions d’années. La chaleur produite liquéfia le calcaire (c’est vous dire) et creusa dans la roche des galerie et des trous qui se remplir d’eau douce, parfois très noire parfois turquoise. On s’y baigne et c’est une drôle de sensation.
Un peu comme nager dans les entrailles de la terre. Quand on fait la planche, on redevient foetus, on n’entend rien sauf sa respiration, et porté par l’eau dans ce grand trou, on peut imaginer les sensations du temps où nous étions dans le ventre de nos mères. C’est très spécial…mais rafraichissant.

🎥CENOTE VU DU DRONE

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Et cette photo incroyable de Silvain prise sous l’eau. on visualise beaucoup mieux le trou. L’eau se trouve entre 45 et 60 mètres sous terre. Et on a alors entre 60 et 90 mètres de vide sous le niveau de l’eau.
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 Bisou ensoleillé, nous partons pour notre dernière semaine  sur Isla Hollbox. Au programme  : la plage!
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 NB: déferlante de photos sur cet article, mais je n’ose vous dire combien j’en ai prise en tout ! dur dur de choisir.