De Campeche à Merida

Après notre immersion dans la jungle nous avons fait route jusqu’à Campeche. Ca fait tout drôle de se retrouver à nouveau confronter à la civilisation. Nous avons choisi de faire halte ici pour couper un peu la route d’une part mais aussi car la ville est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco donc pleine de promesse. Effectivement , le centre ville est hyper joli, des rues en damier, avec des maisons colorées alignées. Campeche est photogénique. Mais une halte d’une nuit suffit (et de préférence dormir dans la vieille ville). Malgrès les efforts de la ville pour la promouvoir, et des Campechanos adorables avec les visiteurs, il n’y a pas grand chose à voir ni à faire. En même temps notre programme était juste de se balader, de manger des glaces et de profiter de la joyeuse activité du zocalo en fin d’après midi.
C’est une ville de 350 000 habitants mais dans le centre on se croirait comme dans un village (pour ceux qui connaissent ça m’a fait penser à Aigues Mortes version mexicaine), elle a une histoire passionnante. C’était une ville Maya, puis découverte en 1517 par les conquistadors, elle fut soumise, évangélisée et les mayas (ceux qui en restaient) et espagnols finirent par se mixer. Elle devint riche grâce au commerce, mais attaquée très souvent par les pirates, pillée et le peuple violenté (un incendie volontaire de pirates décima 70 % de la population), le roi d’Espagne, exaspéré décida de fortifier la ville en 1686. Voilà pourquoi Campeche est la seule ville fortifiée du Mexique.
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Sur le chemin de Merida,  nous avions un stop d’une nuit à Uxmal. Nous avons profité pour déjeuner dans une hacienda, celle de Pedro de Ochil. Magique. on a adoré cette pause rafraichissante sur la route. D’abord on est plongé dans l’atmosphère de la vie dans ces grands domaines, elle a une piscine et elle propose dés 13h un buffet d’une dizaine de plats typiques du Yucatan et une fabrication minute de tortilla. Délicieux et peu cher. On a passé un super moment. Une adresse à noter si vous venez par ici.
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Puis le ventre bien tendu, et rafraichi on a visité le Musée du chocolat, à coté de notre bed and breakfast.
Visite ludique aussi intéressante pour les grands que pour les petits, on a pu gouter du chocolat chaud comme le faisait les Mayas jadis, voir deux jaguars, faire des fouilles archéologiques et tout savoir sur le chocolat et ses origines. Et devinez qui nous avons croisé à notre sortie? Nos copains Suisses! Oui! Génial!  Une soirée ensemble à nouveau , arrosée de piña colada,  à se raconter nos aventures, tout et rien mais toujours beaucoup.
Une belle rencontre cette famille.
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Puis nos routes se sont séparées au matin. Notre programme:  visiter les ruines d’Uxmal et rejoindre Merida.
Uxmal ne se mérite pas comme Calakmul, on y a accès dés l’entrée du site, et les monuments sont plutôt rassemblés. Beaucoup moins sauvage donc, mais ça n’enlève rien à la beauté des lieux, les décors sont sublimes, les frontons sculptés, ce fut un centre politique et militaire mayas trés important à l’époque.  Petit truc sympa quand on s’approche de la pyramide du Devin, il faut taper des mains et l’écho est assez marrant. On dit que cette pyramide fut érigée en une nuit par un nain au pouvoirs magiques, il reste un  peu de cette magie dans l’écho. Et je vous laisse la vision de la famille Giuliano Ceytte, heureuse de taper à s’en faire bruler les mains devant le monument! Désolé les touristes qui attendaient pour faire la photo!
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Mérida, la déception.
J ‘attendais beaucoup de cette ville. Je n’avais rien lu pour vraiment la découvrir par nous même. Erreur. Mérida est une fournaise (ce qui d’habitude n’est pas pour me déplaire, mais là! ), ultra polluée avec un balais incessant de voitures et bus dans le centre. On essaye de se frayer un chemin entre tout les gens qui squattent le trottoir (minuscule) à l’ombre, les policiers qui sifflent en permanence pour gérer le flux, les boutiques collées les unes aux autres avec un concours de celle qui mettra la climatisation et la musique le plus fort. J’avais en tête les paroles de Manu Chao « soy un clandestino perdido en el corazon de la grande babylone », en errant dans le dédale de rue….
J’ai fait une seule photo, c’est vous dire. On n’a pas envie de prendre un chemin plus qu’un autre, ce sont les mêmes rues.  On a avancé ivre de bruit, puis on s’est arrêté boire un coup et on s’est posé la question suivante : soit on passe vraiment à coté de Mérida, ça arrive. Soit elle est vraiment comme ça et ça nous correspond pas du tout. On a opté pour le second choix. Ce n’est pas du tout une ville pour flâner, ce n’est pas une ville à faire avec des petits enfants.
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Heureusement nous avions une maison superbe un peu à l’écart, et nous avons pu nous ressourcer alors.
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Après coup je suis allée voir le ressenti d’autres personnes qui parlent de Merida comme d’une ville animée, ce n’est pas du tout l’adjectif que je retiens. Ce n’est que notre ressenti, mais si vous pouvez vous passez de cette étape, faites le.  Maintenant que j’ai la comparaison  avec Campeche, cette dernière à toute notre préférence. Plus familiale, plus calme, plus photogénique, plus apte à la rêverie.  En s’asseyant à une terrasse, une famille française nous a abordé, ils venaient de se faire voler leur appareil photo. Plus tard nous avons aussi croisé un policier qui prenait la déposition d’une autre touriste malmenée.  Si vous y aller ne laissez rien sur les tables.
Silvain connaissait le Merida d’il y’a dix ans, apparemment ça a changé. Et il y était un dimanche où les voies deviennent piétonne le matin. Si vous comptez venir en semaine passez votre chemin.
Ce matin nous allons parcourir le grand musée du monde maya de Merida, les petits ont plein de question sur les mayas, j’espère qu’on pourra y répondre!  Je rajouterai ici notre opinion.
Ensuite nous filons vers plus de tranquillité en direction d’Izamal et Valladolid pour quelques jours. Le temps passe à une vitesse en vacances, on a déjà fait plus de la moitié de notre périple, je n’en reviens pas.
Bisou brûlant
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Curiosités

  • Le bapteme maya a survécu à l’évangélisation et se pratique encore. Rien de moderne puisque les garçons sont baptisé encore à 4 mois en réference aux 4 points cardinaux et aux saisons et les filles à 3 mois comme le trépied sur le quel on fait cuire les tortillas!
  • C’est dans le yucatan qu’une météorite géante tomba il y a 65 millions d’années. Elle provoqua l’extinction des dinosaures d’une part et liquéfia le calcaire aussi , créant des cavités qui se remplir d’eau douce: les cenotes
  • Ici quand on dit au revoir a quelqu’un , on lui souhaite aussi toujours de bien se porter : « Adios y que se vaya bien »
  • Les grands navigateurs italiens découvrirent la tomate chez les aztèques. elle avait la forme d’une pomme et valait le prix de l’or car difficile à conserver… Ils l’appellent toujours pomodoro en Italie!
  • Ici le petit déjeuner est hyper important et copieux , on sert aussi les oeufs sous toutes ses formes, même les huevos divorciados pour les couples!
  • Le temps est tout relatif au Mexique. Tout prend une éternité et quand ils disent Mañana (demain) en fait ça peut être dans une semaine voir deux! (petit clin d’oeil à Nathalie…qui vit avec des « mañana »)
  • Sur la route quand quelqu’un veut doubler, ce n’est pas a celui qui double d’attendre qu’il n’y ai plus de voitures en face mais à nous de se jeter sur le coté droit pour le laisser passer. Ce qui donne des situations curieuses où régulièrement trois voitures sont sur une deux voies…Il faut s’y habituer.

 

  • Un peu gore , jadis pour honorer le dieu de la pluie Tlaloc, on choisissait des enfants que l’on noyait. Leurs pleurs avant le sacrifice étaient de bonne augure car ils symbolisaient les abondantes pluies…

 

  • Ici le coca coute deux fois moins cher que l’eau. D’ailleurs les mexicains en sont les consommateurs n°1 dans le monde, même devant les USA!

 

  • A Merida (peut être ailleurs aussi, mais j’en ai vu que là pour l’instant), on peut acheter des sortes de scarabée auxquels on a collé des bijoux fantaisies avec une chainette… Oui on peut le porter vivant autour du cou. Bizarre vous avez dit bizarre?

 

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Vivre la jungle

Nous avons quitté Le bleu de Bacalar pour le vert de la jungle. Un tableau différent. On a prit la route pour une traversée totale de 5h jusqu’à Campeche, avec tout de même une halte au milieu. Notre immersion dans la jungle commence avec la visite des ruines de Dzibanché, nous étions seuls. Un privilège. Du coup Sergio le gardien des lieux nous a accompagnés pour nous montrer les singes. Il a l’oeil, s’il n’avait pas été là, nous serions passés dessous sans les voir. Un privilège vous disais je. Ce site Maya a été découvert en 1927 à peine. C’est dingue. Et nous étions là, tout les 4 à fouler ces pierres sans âge. C’est loin d’être le site le plus important du Yucatan, mais on a beaucoup aimé cette introduction aux prouesses mayas.

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La halte méritée s’est faite à Puerta Calakmul. Des cabanes posées au milieu de la jungle avec tout le luxe d’un confort moderne, mais en gardant l’idée que chacun puisse être un explorateur. Je me suis sentie entre Indiana Jones et la baronne Blixen dans Out of Africa.
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Autour de 5h du matin, Silvain et moi avons été réveillés par des grognements puissants. Nous avons immédiatement pensé à un jaguar tout proche, une moustiquaire pour simple paroi entre lui et nous, deux enfants qui dorment à coté. J’ai enregistré les sons.

🎤 ECOUTER UN SINGE HURLEUR

Terrifiant. Puis vers 7h nous décidons d’une expédition familiale. Pas de jaguar sur la terrasse mais bel et bien des singes hurleurs au dessus de nos têtes. En fait ils n’hurlent pas du tout, ils rugissent quand on passe dessous. Une découverte incroyable pour nous et pour les petits qui vivent tout puissance 1000.

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Au milieu de ces cabanes, nous avons retrouvé par hasard une famille voyageuse rencontrée à l’aéroport en pleine galère comme nous (coucou les Suisses!). Trop cool. C’est naturellement que nous avons découvert les ruines de Calakmul ensemble.

Découverte en 1931 grâce à un survol aérien, cette puissante cité maya de prés de 50 000 personnes à l’époque, contrôlait un territoire de 150 km2 à la ronde.

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1h30 de route pour accéder au site. Etonnement peu de monde, ce qui rajoute d’autant plus de piment à l’aventure. Une jolie promenade balisée dans la jungle, les rugissements puissants qui s’élèvent de la cime des arbres, une forêt entremêlée, et enfin nous arrivons à la grande pyramide nommée El castillo.

Là j’ai beau avoir des jolies photos à vous montrer et  un récit convaincant. Il faut le voir pour le croire. Il faut le vivre pour le croire. Je le souhaite à tous. Que vos yeux un jour puissent se remplir de cette beauté. C’est grandiose. Il faut grimper des tas de marches irrégulières. Charlie s’en est sortie comme un chef, Basile à préféré la sécurité de mes bras. Une fois en haut, l’émotion vous submerge. Imaginez vous êtes au sommet d’une ruines mayas et à vos pieds l’immensité de la jungle, un océan de vert sur 360°, avec de temps à autres quelques pyramides à découvert, les autres toujours enfouies, peut être à jamais, sous l’épaisse couverture,  devant le Mexique, derrière le Guatemala.

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🎥 PETITE VIDEO DE CALAKMUL  VU DU DRONE

Pour finir cette journée riche, nous avons prit la route vers un endroit non indiqué (que vous ne trouverez pas dans les guides) mais connu tout de même de bouche à oreille. En bord de route on se gare, on prend à pied un petit chemin. Au bout de 10 minutes de marche, un trou. On attend comme tout le monde. Vers 17h45, une , puis deux puis des millions de chauve souris qui chaque soir à la même heure, sortent de leur grotte dans un tourbillon minuté, forment un vortex ascendant et partent dans les arbres pour se nourrir la nuit! C’est psychédélique.

🎥 VIDEO DES CHAUVES SOURIS

Voilà en quelques mots notre expérience sauvage. C’était fou. Après un dernier dodo dans notre cabane, nous partons maintenant retrouver la civilisation avec les villes de Campeche et Merida.

Bisous sauvages!

 

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Bacalar

Le nom de Bacalar provient de l’expression Maya « Sian Ka’an Bakhalal » qui signifie ni plus ni moins « le lieu d’où nait le ciel ».

Ceci acquis, on se sent comme les premiers Mayas qui débarquèrent ici, et qui virent l’eau et le ciel se mélanger dans des bleus insoupçonnés. C’est sublime. On l’appelle aussi la lagune au 7 couleurs. Il y a une palette qui se crée quand le ciel change. On a été happé par cette beauté. En arrivant, je me suis plantée face à l’eau, droite sur mon ponton, et mes poils se sont dressés, les yeux presque en larme. Je sais c’est fou. C’était unique. J’y suis allée le matin, sous la pluie, à la nuit tombée et sous un soleil de plomb. Même réaction. Cet endroit à quelque chose de magique, on s’y sent en paix et bousculé à la fois.

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On habite au bord de l’eau dans l’incroyable maison de Peggy et Scott, on a donc l’opportunité de déjeuner les pieds dans l’eau, d’observer un spectacle renouvelé sans cesse. On ne s’attendais pas à ça, un bijou.

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On a vécu la lagune sous toutes ses formes sans en perdre une miette. on a profité des connaissances de Sébastian et de son catamaran pour la découvrir en douceur au gré du vent.

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On a joué dans les courants de « los rapidos ». A cet endroit, la lagune se rétrécie, et ce passage réduit favorise la formation d’un rapide. C’est hyper ludique, on remonte à pied et on se laisse glisser jusqu’en bas. Il y’a une guinguette au bord de l’eau, et c’est un lieu apprécié des familles mexicaines. On comprend pourquoi.

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Au niveau de la partie large du lac, Silvain a pu se faire une petite session de wake surf chez Steve.

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Bacalar est un vrai coup de coeur. On a tout aimé. On ne peut que tout aimer. Le petit village tranquille, un tourisme confidentiel, la lagune aux 7 couleurs, la glace nocturne mangée sur le zocalo (la place), l’ambiance apaisée, vivre sur l’eau, les petits restaurants animés, l’attente de fin d’orage sous le auvent d’une zapateria (magasin de chaussure), l’eau chaude de nos baignades, et fraiches des pluies de fin d’après midi.

Nous quittons la côte caraïbe pour nous enfoncer maintenant dans la jungle épaisse du Yucatan pour les 3 prochains jours.

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🎥 VIDEO DU BONHEUR

 

Adresses:

♥ pour une demi journée ou une journée en catamaran demander Sebastian /  tourselsebiche@gmail.com

♥ pour une cession plus sportive c’est Steve. Son site : Bacalar Boat end board 

♥ pour manger le soir SISIMITE / El Barril Grill / Bertilla

♥ pour manger le midi La playita /  Los rapidos

♥ pour petits dejeuners La maison de Yara / El socio

♥ Si vous souhaitez vous aussi louer via AirBnB , n’hésitez pas à utiliser NOTRE LIEN DE PARRAINAGE  

Tulum

Nous avions décidé de commencer notre road trip par Tulum. Nous avions supposé depuis la France et ce voyage alors encore en préparation que 4 jours de plage c’était un vrai point de départ pour des vacances. Juste le soleil, le bruit des vagues et nous.
Comme on a bien fait. Une étape pour se requinquer et on était encore loin d’imaginer notre aller caillouteux. mais ne dit on pas: « Il est large et fréquenté le chemin part où l’on sort du Paradis, mais celui qui nous y amène est un sentier étroit et parsemé d’épines »?  Voilà. C’est ça.
Tulum est en fait divisé en trois parties. Il y’a Tulum Pueblo, Tulum playa et Les ruines de Tulum.
Tulum pueblo nous y habitons. On a trouvé sur airbnb une cabane de Robinson crusoë perdue dans une sorte de bidonville bon enfant. Tout est rustique, tout est beau. A la nuit tombée, les maisons aux alentours mettent la musique, on entend les chanteurs du dimanche s’époumoner, c’est toujours festif , par dessus rires et  discussions endiablées,  et les chiens errant écrasés par le soleil la journée s’ajoutent au tintamarre joyeux.

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La journée bien sûr c’est vers Tulum playa que l’on se rend, là c’est pas compliqué c’est une route bordée de plages privées, faite souvent de bric et de broc mais toujours avec un gout bohème chic maitrisé. On adore! ( Mention particulière pour le Nomade, magique !). Le seul hic c’est qu’ici les enfants ne sont pas admis partout. C’est the place to be pour le gratin New yorkais, et eux les enfants ils connaissent pas, ils n’ont pas le temps :).
Le programme tient en trois mots : repos, contemplation et gourmandise.
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Puis il y’a la partie archéologique où sont plantées face à la mer des caraïbes, les ruines de Tulum, ancienne forteresse Maya. Le cadre est exceptionnel, l’eau turquoise en fond de décor et des centaines d’iguanes derniers gardiens de ces pierres abandonnées.
Cette partie du Mexique n’est surement pas la plus typique mais elle a remplie largement  ses promesses de farniente.
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Points plus pratiques:
# Nous étions aussi bien décidé à nager avec les tortues, nous nous sommes donc rendus a Akumal, il s’agit d’une anse, bordée d’une grande plage, et là dans ces eaux viennent batifoler tortues et raies. Mais la manne touristique est telle que en fait la mer est jonchée de couloir de bouées que l’on ne peut dépasser, et le plongeur se retrouve parqués et ne voit je dirais que des jambes s’affoler sous l’eau. Sur cette plage vous ne trouverez aucun autochtone, on dirait une station balnéaire américaine. Je ne sais pas pourquoi on s’attendait à quelque chose de plus sauvage mais une chose est sûre on a pas trouvé ce que l’on cherchait ici. Par contre le spectacle est assurément du coté des Pelicans.  Ils sont en nombre, attendent en rang d’oignon devant les bateaux de pêcheurs et quand il n’y a pas de poissons à quémander, ils tombent littéralement comme des boulets dans l’eau tout proche de vous pour pécher. C’est impressionnant.
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# Pour les ruines de tulum si vous y allez en journée le tarif est de 70 pesos/personne. Après le guichet réouvre en horaires extraordinaire ça passe à 240 pesos/personne ! L’avantage c’est que à cet horaire, le parc s’est vidé, et les ruines vous appartiennent.
# Pour ceux qui restent plus longtemps vers  Tulum, il y a beaucoup de choses à faire encore : la réserve de Siann Kan, le parc Xcaret, certains Cenote…
Nous avons pour une fois choisi de faire simple et peu. Le voyage est loin d’être fini. Aujourd’hui dernière matinée de plage avec nos amis qui habitent sur place et nous nous dirigerons vers la frontière du Belize pour une immersion dans la lagune.
Bisou tout chaud.
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L’ épopée

Arrivés à l’heure à l’aéroport de Marseille, malgrés un accident sur l’autoroute. Premier vol les doigts dans le nez. Beau temps à Paris. Il est 13h00. On enchaîne embarquement pour Cancun dans la foulée. Le stewart nous accueil habillé en village people. C’est son dernier vol avant la quille. Équipage festif et gentil et On a pour une fois les places choisies et respectées par la compagnie.

Dans ma tête je me dis « wouah tout se passe bien. Trop bien même. C’est bizarre ».
Effectivement un chat noir reste un chat noir.
Et on entend une fois tout le monde installé « mesdames et messieurs Nous allons devoir vous débarquer, nous avons un problème mécanique, un des moteurs est en panne ». Voilà voilà. Bon on descend on suit les consignes. Simples les consignes, il faut attendre.
3h d’attente plus tard au micro de l’aéroport : la sentence. « le moteur ne peut être réparé, il faut affréter un autre avion, évidemment qu’il n’ont pas sous la main. Les passagers du vol pour cancun sont invités à récupérer leur bagage porte 33, et à se rendre au point de rendez vous pour les instructions porte 11 ». Vol annulé. Il est 16h00. Youpi. Plus d’une heure pour récupérer nos valises soute. Je vous épargne l’envie de faire caca entre. Les dix milles explication aux petits. Rdv porte 11 pour la suite des festivités. Pas de vol. 470 personnes à recaser, pas de priorités aux familles. Pas d’autres avions de remplacement. 4h d’attente à nouveau au comptoir. Je suis grippée et commence sérieusement à voir rouge. Je vois que casiment 400 personnes ont quitté l’aéroport et que nous avec les petits on a toujours pas de solution valable. Les meilleurs vols proposés étant soit un trajet deux jours plus tard avec escale à Houston et Mexico soit carrément dimanche pour un direct Paris-Cancun: je vrille.
J’ai dégainé mon masque de méchante et là je vous garanti que personne n’a envie de croiser cette Caro là. Résultat on a la premier vol direct du lendemain. Voilà. Il est 20h30 quand un bus nous amène pour la nuit dormir à Disney ( ceci dit hôtel très sympa, restaurant et petit déjeuné payé par la compagnie) une heure de route supplémentaire ( car tout les hôtels à côté de l’aéroport sont complets mais on n’est plus à ca prêt ). Il est 22h dodo bien mérité. Je croise les doigts pour demain. La bonne nouvelle c’est que je vous raconterai une autre fois comment du coup on a gagné des sous en voyageant à 4 pour le Mexique. Toujours voir le verre à moitié plein. Mais on prend quand même toutes les bonnes ondes et Ceux qui le veulent peuvent aussi croiser les doigts pour nous.
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Deuxième effet kiss cool:

Lèves motivés et soulagés d’avoir réussi à obtenir un vol aujourd’hui. On a limité la casse. On a décalé la location de la voiture. On a annulé le premier Airbnb et prévenu le second qu’on arriverai le soir et non le midi. Nous sommes cuits et nerveux. Le voyage qui devait être plutôt rapide s’en retrouve long et périlleux. Bref. On enregistre les bagages à nouveau. On passe les contrôles de sécurité et police des frontières à nouveau. On arrive à la porte d’embarquement où deux retards successifs s’invitent à la fête. On embarque. Tout le monde est en place. On est paré pour le décollage avec 3 heures de retard. J’exulte !! Youpi c’est parti! Enfin!
Et… oui oui oui MAIS tu vas pas en revenir. Message du commandant: « mesdames , messieurs nous constatons un problème sur les trains d’atterrissage, nous allons retourner à l’aéroport pour étudier le cas » . Ahah Ahaha . La blague !  
Nous voilà donc à l’arrêt à nouveau. Comme un air de déjà vécu. Et la consigne ? Et bien : on attend. Mais je reste songeuse quant à la flotte proposée par Air France, je me questionne à savoir si une force supérieure ne tenterai pas de nous dissuader d’aller à Cancun. Doit on écouter les signes? Que va t il se passer? Suspens… la suite au prochain épisode.

Les amis reprenons le cours de ce récit pour le moins rocambolesque mais bien réel. Tellement réel.
Nous ne sommes finalement pas descendu de notre deuxième avion et avons pu décoller avec seulement 3 heures de retard. On n’y croyait plus. On n’a pas bronché. Nous n’étions pas à coté mais à ce stade là est ce vraiment une priorité? Les garçons au fond de l’avion et les filles devant. Et figurez vous que la famille à coté de moi était d’Aigues-Mortes et avec des connaissances en commun. Les filles, du même âge ont transformé la rangée 19 en cabane géante. Basile frustré de ne pas avoir d’enfants à coté de lui, à finalement passé le plus clair de son temps chez nous.

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Arrivé à Cancun, on a passé les points de contrôles, récupérer nos valises ( évidement sur deux valises, y’en a une qui est venue en première, l’autre en dernier sur le tapis), puis nous sommes sortis du bâtiment. Là devait nous attendre la voiture de location Sixt que nous avions réservé par internet en novembre, et où depuis nous avons été débité et reçu toutes les confirmations possibles. On attend (ça on sait bien faire maintenant). Rien. On essaye d’appeler, et là message d’Orange qui nous informe que là maintenant tout de suite ils nous coupe Internet! Non mais LOL. Du coup pas de téléphone, pas d’internet. On est 4 corps épuisés sur le parvis de l’aéroport et à ce stade il ne nous reste que très peu de sens commun.
Un gars habillé avec insigne de l’aéroport vient nous trouver et nous demande si on a besoin d’aide. OUI!!! Voilà un signe positif. On lui explique qu’on doit appeler Sixt, que notre voiture n’est pas là, et qu’on a pas de réseaux. Il les appelle et raccroche. Et nous dit que Sixt ne viendra pas. Est ce que tu là sens la grosse galère poindre le bout de son nez? Est ce que tu sens la maitrise que l’on doit avoir à ce moment là pour ne pas hurler? Puis d’un coup sorti de nulle part le gars de Sixt (avec t shirt et badges et tout et tout ) apparaît! Comme ça! Devant nous! Le calme revient, on se dit que c’est une caméra cachée mexicaine. On explique encore, on montre notre réservation. Il nous dit qu’il n’a pas notre voiture avec un petit sourire et qu’il ne lui reste qu’une plus grosse moyennant du coup 80 euros supplémentaire /jours. Fais le compte pour 3 semaines et tu vas vite voir de quelle couleur nos visages sont devenus. Les petits sont épuisés et dorment sur les valises. Silvain tente quand même la palabre et surtout de faire valoir nos droits. Moi je stoppe tout. Inutile de discuter. La voiture on ne l’aura jamais. Je m’étais renseigner sur les différentes arnaques à la voiture de location au Mexique mais celle ci est une première dans les annales.
Là , une seule chose a faire trouver une autre voiture, partir de ce P*&#$%d’aéroport et aller dormir!!!!! On stoppe toute discussion avec l’agents sixt. On rentre à l’aéroport, on va au comptoir d’Europcar. Ils ont une voiture (on rallonge de 200 euros tout de même). Là tu penses qu’on est sorti du pétrin. Pas tout à fait. Une navette europcar vient nous chercher pour nous amener à l’agence, récupérer la voiture. En France et en Europe, louer une voiture te prend une demi heure. Ici au Mexique, le temps ne compte pas et il y a une dizaine de personnes devant nous. On attend plus de 3h00 pour être pris en charge, payer et récupérer les clefs. Il est extrêmement tard dans la nuit quand nous démarrons. La voiture n’a plus d’essence, sinon c’est pas drôle et toutes les stations que nous croisons sur 50 kms ne prennent pas la carte bleue. Les enfants se sont endormis direct dans la voiture, nous deux on est tenus éveillés par l’adrénaline.
Une station! Le plein est fait. On roule deux heures pour rejoindre notre maison. On arrive a se connecter au Wifi d’un café pour informer notre hote de notre arrivée imminente (rien que le mot me fais pouffer de rire intérieurement, juste deux jours qu’il attend!). Sympa il avait préparé un apéro pour nous acceuillir. Bon ça c’était l’option où on arriverait sous forme humaine. Raté. Il est adorable, sa maison est un bijou. Et à partir de ce moment là, mon corps à lâché. Je me souviens avoir couché les petits et moi à coté.Puis le noir.
Au reveil ce matin, le bruit du vent dans les arbres, la chaleur tant attendue. Basile s’est réveillé de bonne heure avec son père.Il a récupérer la GO pro et filme toutes les bêtes du jardin. Charlie est sous la moustiquaire dans un coma profond, et je profite de ce moment calme, pour vous relater cette histoire. Le programme du jour: la plage, ne rien faire, bien manger. Je vous dis à bientôt, en espérant que le sort soit dorénavant plus clément. Un voyage n’est jamais anodin. L’aventure est bien là. Love

 

NB : Sixt nous a remboursé intégralement deux jours après un petit message envoyé au service client par Silvain. Conclusion ne pas se laisser avoir et changer direct de loueur.

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Road Trip Mexicain

Le grand départ approche et le blog reprend du service doucement avec cette petite introduction.

Lors de nos précédents voyages,  nous étions plutôt sédentaire à savoir que nous logions au même endroit,  et que nous bougions en journée. Cette fois ci nous relevons le défi d’un road trip en famille. Nous avons prévu de parcourir toute la péninsule du Yucatan ou presque. Nous allons couvrir trois états : Le Quintana Roo, l’Etat de Campeche, L’état du Yucatan soit un peu plus de 2000 kilomètres en voiture. Durée de l’aventure : 1 mois.

Nous nous concentrons sur cette partie du Mexique pour deux raisons, la première étant la sécurité toute relative dans les autres états. En effet, celle ci est liée aux affrontements entre groupes criminels. La seconde raison étant que la route que nous avons envisagée concilie nos envie de farniente, d’aventures et de dépaysement. Les seules consignes de sécurité à respecter sont de ne pas rouler dés la nuit tombée et de se protéger (vêtements long, amples et clairs) le soir des moustiques car le virus Zika est présent sur le territoire que nous traverserons. Pour l’occasion d’ailleurs nous avons opté pour deux moustiquaires nomades. Achat qui nous servira aussi chez nous vu l’invasion de moustique tigre chaque année.

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En ce qui concerne l’organisation pure et dure nous avons réservé les billets d’avion via Air France en août (soit 6 mois avant). La location de voiture (chez sixt) et les logements à partir de novembre (3 mois avant). Ca parait tôt mais en fait pas tant que ça, certaines habitations que nous voulions nous sont passées sous le nez. Nous avons loué via Airbnb, Booking, directement aussi auprès de certaines Guesthouse et hôtels.

♥ Si vous souhaitez vous aussi louer via AirBnB , n’hésitez pas à utiliser NOTRE LIEN DE PARRAINAGE  

A l’heure où j’écris, il nous reste quelques points à régler avant le départ. A savoir le rendez vous de principe chez le médecin pour vérifier que tout va bien (surtout les oreilles pour avion) et prévoir petite pharmacie de voyage. Puis préparer les valises et le matériel photo. Nous innovons sur cette partie aussi car Silvain commandera le drône et on espère vous montrer de superbes vues d’en haut.

Pour bagages, nous avons prévu 2 valises en soute, 1 valise cabine, le sac à dos pour matériel photo et papiers, et chaque enfants aura son sac Boostapak, qui leur servira aussi de réhausseur pour les trajets en voiture.

 

[Nos trucs et astuces pour un voyage réussi avec enfants]

Au fil des vols nous nous allégeons d’une part parce que les enfants grandissent  (Basile a presque 3 ans et Charlie 4 ans et demi) donc plus aucun matériel de puériculture, et ensuite car on se rend compte qu’on utilise toujours la moitié de ce que l’on amène. J’ai remarqué que le fait d’être sélective fait un bien fou au moral. Etre en vacances s’est aussi se libérer des biens matériels et des contraintes.
Il y’a cependant des indispensables à mon gout qui facilitent le voyage et donc permettent dés le départ d’être serein.

Nos astuces et bagages pour un vol cool:

✖ Télécharger sur téléphone des histoires à écouter , nous sommes fans de celles de Marlène Jobert.

✖ Se munir d’une double prise jack pour que les petits écoutent en même temps la même histoire sur le même appareil.

✖ Prendre des casques adaptés à leurs petits oreilles car les écouteurs d’avion font mal autant aux grands qu’aux petits.

✖ Amener grosses paires de chaussettes pour être à l’aise et pieds nus c’est plus rigolos (et ça fait moins de bruit)

✖ On amène leur coussin et un doudou

✖ On va tester pour ce voyage les coussins gonflables pour que les petits puissent s’allonger tout en gardant leurs ceintures attachées. (Les compagnies sont un peu pénible avec ça et c’est au bon vouloir de l’hôtesse ou du stewart)

✖ Pour passer le temps leur pochette d’artistes avec nécessaire pour colorier et dessiner

✖ Quelques poupées et voitures

✖ Je cache toujours dans leur sac un nouveau livre chacun.

✖ Pour faciliter les moments de longue attente (tu sais quand tu dois attacher la ceinture, rester bien assis, mais que l’avion ne décolle que 30 min plus tard) quelques chupa chups et gâteaux.

✖ Pour jouer avec eux, j’ai trouvé des minis incollables, format poche, adaptés à leur âge

✖ Un bracelet d’identification chacun. Trouves chez Ludilabel.

✖ Et si dernier point un leggings et tshirt de rechange pour chacun, on est pas à l’abri d’un vomito surprise et là autant ne pas avoir a supporter des habits sales coincés dans un avion.

Pour gagner du temps et économiser notre énergie aux contrôles d’aéroport, nous ne prenons plus du tout de liquide dans valise cabine, ça évite de tout déballer, pas de ceintures non plus, ni de bijoux. On mets des chaussures faciles à enlever et remettre pour les petits. de plus en plus on doit les enlever, alors la Converse on l’oublie, oui elle est belle mais 2 fois 2 paires que multiplie 3 contrôles et 3 avions…ben je dis vive les scratch.
On prépare dans une poche à part , passeport, boarding pass, livret de famille. Et quand nous partons l’hiver comme là vers un pays chaud, Silvain nous dépose au terminal avant d’aller garer la voiture, ce qui permet de laisser dans le coffre les gros manteaux et ne pas s’encombrer pour rien.

Voilà j’espère que nos petits trucs vous aideront si vous devez voyager avec des petits. Mon conseil principal est d’avoir confiance en eux et de se dire que les vacances commencent quand on ferme la porte de la maison. Alors relax!

On est à fond, vous dire qu’on se languis n’est pas exagéré. On compte les jours, on compte les dodos. Cette destination est un rêve pour moi, j’ai tellement d’images en tête, que je suis impatience de connaitre les sensations qui vont avec. Silvain y est allé il y’a une dizaine d’année, mais nous faisons un parcours différent et le pays change vite, alors je ne doute pas que se sera aussi une re découverte pour lui. Les enfants eux sont au taquet, parlent d’avion et de plage, et demandent chaque jour si c’est aujourd’hui qu’on part. La notion de temps est toute relative à cet âge là. Vivement les grandes vacances! vivement le soleil et la chaleur!

 

 

 

La Croatie: le bilan

Alors bien évidemment en une semaine nous n’avons fait qu’une partie infime de la Croatie. Je ne prétend pas la connaitre, loin de là. Je vais vous parler surtout de notre organisation et où nous sommes allés.

Nous revenons enchantés de ce pays, les gens sont d’une gentillesse rare et surtout sincère. Pour vous donner plusieurs exemples: un cafetier sur Solta n’avait pas la monnaie à nous rendre pour nos deux cafés et jus des petits. Il n’a pas hésité une seconde et nous a dit de repasser pour payer plus tard.  Dodo lui nous a suivi en voiture à quelques minutes de notre départ, nous rejoignant sur le ferry pour nous rendre le biberon oublié sur l’évier. Et notre hôte de Split, a préféré monter avec Silvain en voiture pour ne pas qu’il tourne à chercher une place dans la ville. Et pour tout les sourires, les indications, les petites attentions, les croates sont parfaits.

L’île de Solta est comme nous l’avions imaginé, sauvage et calme. Parfait pour un voyage tranquille en famille avec des enfants petits.  A cet âge là on adore jeter des cailloux dans l’eau, regarder des poissons, chercher les crabes et prendre le temps. Pour les enfants plus âgés je pense qu’une autre île fera mieux l’affaire. Quoique.

Petite précision, ils ont des parcs pour enfants de compétition! partout!

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On aurait aimé passé un peu plus de temps à Split, je pense que la ville vaut le détour mais ça sera l’occasion d’un week end prolongé rien que pour cette ville et Trogir à proximité. Concernant notre partie du périple dans la région des lacs de Plitvice. Nous conseillons vraiment etno house plitvice selo, certes cet endroit à un coût, mais le service est à la hauteur et les infrastructures pour les enfants géniales. Le camp est à 600 m de l’entrée N°3 du parc, on a pu donc laissé la voiture au parking chargée et  prête à partir.  Si vous faites le parc , n’hésitez pas à combiner, marche à pieds, bateau et navette. La navette est dite panoramique mais que nenni vous ne verrez rien des chutes juste la forêt. Mais elle est utile pour s’alléger d’une étape de randonnée ou quand on a des enfants. Emporter aussi un panier picnic car les selfs sur place ne sont pas géniaux. Il y a par contre des toilettes partout et des coins pour s’installer aussi. L’endroit est bien pensé et bien entretenu, c’est plaisant , par contre je pense qu’entre juin et fin septembre c’est infernal. Et vous aurez plus l’impression d’être dans un parc d’attraction qu’un parc naturel au vu du nombre de touristes. On a échappé à mon avis de justesse à la foule.

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Sinon pour le voyage en famille lui même, et bien on est heureux d’être ensemble, les enfants ont été plutôt sympas comme d’habitude j’allais dire. En tout cas à froid, c’est ce qui me vient à l’esprit. Nous sommes chanceux. Mais je tiens quand même à préciser pour ceux qui d’entre vous qui croient peut être que nous avons des enfants modèles, et que c’est pour cela que nous pouvons faire ce que nous faisons avec eux. Rassurez vous. Non nous ne vivons pas au pays des bisounours. Comme chez vous les habits à peine enfilés sont déjà tachés. Comme vous ils veulent mettre un bonnet alors qu’il fait 30° ou des claquettes sous la pluie. Comme vous ils disent non à presque tout. Nous avons des enfants de 4 ans et 2 ans. Ce qui implique un comportement de leur âge où que nous soyons. les voyages comptant pareil voir triple. Un enfant reste un enfant où qu’il se trouve. Et le seul mérite que nous aillons c’est que nous ne faisons pas de cela un obstacle à notre envie de voir le monde.  Bref nous connaissons les verres cassés et renversés au restaurant, le fait de pouvoir nourrir un village entier au vu de ce qu’il y a sous la table après notre départ. Nous connaissons le gavage à la mie de pain, l’étouffement et le vomi au milieu d’une salle remplie de personnes qui aspirent à passer un bon moment. Ils ne tiennent pas en place, veulent tout toucher, parlent fort, chantent et dansent sur leur chaise. Nous connaissons comme vous de grands moments de solitude où l’enfant dernier a décidé qu’il ne marcherait plus, réclame les bras et se met à hurler dans des aigus insoupçonnés. Mais  un enfant c’est aussi un focus sur les choses que nous ne voyons plus.  Ils s’émerveillent et lient facilement contact. Malgré leur âge, ils savent dire bonjour, au revoir et merci à chaque fois dans la langue du pays où l’on se trouve. Et ils le font savoir! Avoir un enfant c’est une chance de transmettre. Nous leur transmettons le gout du voyage et de la découverte. Il y a des moments  comme chez vous plus facile que d’autres, et ne croyez pas qu’un décor de rêve amadou les tetes dures de nos chérubins.  Nos enfants sont comme nous avec des bons et mauvais jours. Mais les nôtres ont le mérite de suivre, de tout gouter, d’être polis et de profiter de chaque instant. Voilà ce topo pour ceux qui en lisant mes lignes se disent que ce que nous vivons ils ne pourraient pas le vivre avec leurs enfants qu’ils croient surement plus têtus ou plus turbulents. Rassurez vous chez les autres c’est pareil. Nous essayons seulement d’en faire une force.
Il en ressort que tous les membres de cette famille, du plus petit au plus grand, adorent voyager, on a réussi ça et nous en sommes fiers. Les prochaines vacances sont dans un grand moment, jusque là nous parlerons de ce dernier périple et nous nourrirons des photos souvenirs. Notre manière à nous de patienter.
J’espere que cette petite semaine  vous a fait du bien et vous a donné l’envie de nous suivre plus encore.
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NB : pour ceux qui veulent du conseil pratique. le cout de la vie est presque le même qu’en France (restaurants, essence, autoroute…). Louer une voiture est quand même bien pratique. Nous sommes ravis des sièges Boostapack, et même si pour l’instant les enfants sont trop petits pour les porter en sac a dos, ils ont fait leur job dans la voiture. Il faut seulement que l’on s’équipe de tours de cou pour le dodo sur la route mais sinon rien à dire. Un bon investissement.
J’ai aussi passer des heures à coudre mes pochettes d’artistes  et je ne regrette pas. Charlie et Basile les adorent. Et cerise sur le gâteau : ça les occupe 1 heure non stop. Et à leur âge, être occuper une heure sans bouger c’est un miracle. Je me suis longuement auto- félicitée!!
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Clap de fin

Chaque bonne chose à une fin dit on pour se donner du baume au coeur. Je déteste cette expression. Mais force est de constater que si ce ne sont pas chez nous les bonnes choses qui ont une fin, ce sont déjà nos vacances. Mais pour ce dernier jour, on a choisi ni plus ni moins l’un des plus beaux parcs naturels du monde. oui mesdames, messieurs ce parc est rentré au patrimoine mondial de l’unesco depuis 1979. Je crois qu’on peut y passer une vie à le découvrir, nous avons été plus humble, et décidé d’y jeter un oeil le temps d’une journée. Nous nous sommes concentrés sur la région des lacs  qui ne représente que 1% du parc mais n’en reste pas moins spectaculaire. Il y’a 16 lacs reliés entre eux par 92 cascades. Il y a différents parcours proposés (9 au total), et dans le prix du billet (gratuit jusqu’à 7 ans), il y a la traversé du grand lac en bateau et la navette qui relie les lacs inférieurs aux supérieurs.
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Les parcours sont agrémentés de petits ponts de bois et de chemins dessinés sur l’eau très bien faits. Il y avait déjà la foule alors que la saison attaque à peine, pour vous dire l’engouement de l’endroit. J’ai beaucoup pensé à mon papa qui adore marcher et qui adorerait cet endroit. J’ai beaucoup pensé à ma maman qui n’aime pas spécialement marcher mais qui aurait aussi aimé cet endroit. Tout ça pour vous dire que c’est accessible à toutes et tous. Charlie a passé la journée à sauter et courir, Basile lui qui a des baobabs sous les pieds depuis la naissance, s’est endormi sur le bateau et à passer la plupart de la visite dans les bras de Morphée (enfin plutôt Silvain), et nous on a suivi notre gazelle tant bien que mal. Je peux vous dire que j’ai rarement vu  une petite fille de 4 ans avaler des journées aussi intense, toujours en sautillant et sans jamais se plaindre. C’est une baroudeuse dans l’âme : Curieuse, infatigable et joyeuse.
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On a pas vu tout les lacs ni les grandes cascades faute de temps et d’organisation , car en milieu de journée nous avons dû reprendre la voiture pour 3h00  de route à nouveau vers le sud, afin de passer la nuit sur Split et être en place pour notre vol très matinal du dimanche.  Des vacances qui s’achèvent, une famille heureuse et fatiguée, de beaux souvenirs, et un topo en guise de conclusion qui se prépare pour ce voyage en Croatie. Je vous embrasse.
Photo bonus de mon héroïne
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