The Game.

Les premiers mots qui viennent en tête quand on pense à l’Afrique du Sud… sont  immensité, vie sauvage et safari,  entre autres. L’Afrique du Sud ce n’est pas que ça mais évidemment on attendait cette partie du périple avec impatience.

Ici on appelle ça un Game, on peut le pratiquer de deux  façons soit en self drive, c’est à dire  que vous conduisez votre propre voiture et vous découvrez en solo. Soit vous choisissez le game drive, là c’est l’option accompagnée par un ranger souvent dans le cadre d’un lodge. C’est ce que nous avons choisi. Pour plusieurs raisons, d’abord parce que ce sont des professionnels, ils connaissent les empreintes, ils communiquent par talkie walkie avec les autres rangers, donc on sait en temps réel où sont les animaux. Ils nous apprennent un tas de trucs sur l’Afrique, la faune et la flore, les comportements des animaux que l’on croise… Et connaissent les réserves comme leur poche ce qui permet sur un temps limité de ne pas se perdre, s’embourber bêtement, et surtout prendre de risque inutilement.

 

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Avec deux enfants en bas âge, c’est à dire moins de 6 ans, nos options étaient limitées car beaucoup de lieux refusent  carrément les enfants sous cet âge.   Par contre ceux qui acceptent les petits enfants sont luxueux, dont celui que nous avons choisi Le Marks camp.

C’est bien simple, à  partir du moment où la voiture passe l’entrée du lodge, vous êtes accueillis, on vous enlève les clefs et vous ne vous occupez plus de rien. Nous avons eut pour notre part une arrivée un peu particulière car pour je ne sais quelle raison, le GPS nous a amené à une autre entrée de la réserve. Là,  pas de guitoune, ni de garde, ni même de barrière qui s’ouvre. On appelle la réception, qui nous fait comprendre que c’est pas la bonne entrée et que nous devons rebrousser chemin. On vient de se taper 40 bonnes minutes de piste… Là un 4×4 arrive, à son bord un ranger, on lui explique, il nous ouvre et il nous dit « allez toujours tout droit, ni a gauche, ni a droite, toujours tout droit »… Ok génial pas besoin de revenir sur nos pas, on file… On percute au bout de quelques minutes qu’on est seul au monde au milieu de la réserve…Finalement on aurait mieux fait de faire demi tour. C’est plus possible le ranger a refermé derrière lui.  Et puis évidement le « toujours tout droit » à ses limites. Le chemin tout droit fini par se couper en deux, l’un part à gauche et l’autre à  droite. C’est lequel le tout droit? Et là dans ma tête je vois le scénario Jurassic park mais avec les animaux de la savane…A ce moment là deuxième coup de bol un véhicule arrive, il va a l’entrée du lodge. Ouf, nous n’avons plus qu’à le suivre. Sauvés. Notre arrivée à donc été un soulagement pour tout le monde. Et ça a bien fait marrer le staff.  On a donc honoré avec brio notre statut de français bordéliques. Ca commençait bien . On s’est  fait un self drive à l’arrache. On était donc bien content qu’on nous enlève les clefs du véhicule.

Ensuite, nous avons bénéficié d’un service personnalisé, c’est à dire un ranger et un véhicule pour nous 4 (plaid, coupe vent, bouteille d’eau et pause apéro y compris) , sur les horaires que nous souhaitions (d’habitude 6h du matin , nous avons pu décaler à 7h), deux games par jour, des nounous pour proposer des activités aux enfants durant la journée, des repas adaptés pour eux, des bonbons chaque jour sur le lit après le passage de la dame de chambre, des serviettes chaudes au retour des games, ainsi qu’un chocolat chaud pour les petits (nous le même mais avec alcool!). Nous avons vécu tout les 4 une expérience unique. Une parenthèse dans une vie.

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Evidemment la réussite de cette aventure tient à ces conditions là mais aussi à ce que nous avons vu et vécu. On a été au plus prés des paysages et des  animaux. Lisa notre ranger nous a apprit énormément, on a été imprégné et passionné de ses récits. Et pour ne rien gâcher on a pu croiser plein d’animaux emblématiques.  Quand je dis croiser c’est pas tout à fait juste, le mot précis est  approcher.

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Cette proximité a suscité tout un festival d’émotions. Nous avons été subjugué par un troupeau d’éléphant, nous avons applaudi la grâce des antilopes et des gazelles, nous avons ri devant un couple de phacochères qui dandinaient du cul, nous avons été ému devant le ciel qui s’embrase, nous avons été hypnotisé face aux yeux jaune d’un guépard, nous avons régalé nos papilles de termites, nous avons été impressionné par la nonchalance des girafes, nous avons observé avec admiration les oiseaux tisserands, véritable architectes frénétiques, nous avons adoré le graphisme des zèbres et surtout surtout nous avons été sans voix et sans respiration devant les lions.Ca faisait longtemps que je n’avais pas eut peur comme ça. Une peur légitime me direz vous quand vous allez lire la suite.

 

On roule, Silvain voit au loin une touffe qui bouge, on aurait pu se méprendre et croire un buisson dans le vent,  puis non c’est bien un Lion. On y va. Là, le 4×4 de Lisa sort du chemin , avance dans la savane à 2km/h (de toute façon impossible d’aller plus vite à cause du terrain accidenté), elle éteint le moteur. Quoi?!?  J’hallucine elle a éteint le moteur. Le lion est à deux mètres. Alors déjà tu fais pas le malin, tu es dans une voiture ouverte, arrêtée, avec deux enfants que tu supplie de ne pas dire un mot,  et tu as en face de toi un roi. Dans sa chaine alimentaire, en tant qu’humain,  tu es juste un gâteau apéro. Bien Bien. Puis on tourne la tête et là en fait, on était entouré de 3 Lions dont un qui dégoupillait une autruche et plusieurs lionnes sous un buisson. Le 4×4 sans contact au milieu . Comment vous dire que mon sang s’est  glacé. A ce moment là,  tu n’as pas froid, pas chaud, pas soif, plus rien, tu es juste un coeur géant qui bat. Je me suis sentie vivante. ça c’est sur,  mais je ne savais pas trop pour combien de temps. J’ai espéré qu’ils aient tous bien mangé. Qu’ils ne soient pas d’humeur taquine. Le fait de faire des photos, m’a permis d’intérioriser mes émotions. Personne n’a dit un mot. 

Un lion qui te regarde en face c’est sublime et effrayant. C’est hypnotique et paralysant.  C’est d’une puissance. Ils ne peuvent être qu’au dessus des autres animaux. Ce ne sont pas les plus grands, ni les plus gros , ni les plus colorés de la savane, mais un Lion c’est charismatique, de la crinière aux pattes,  il est le mâle, le maître, le roi. C’est ainsi. Une évidence.

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Le Lion était déjà mon animal favori, et ces rencontres n’ont fait qu’accroitre mon sentiment.

Comme aucun être humain ne fut maltraités  pendant cette aventure, nous continuons donc notre route vers le pays Zulu…

 

 

Le chant des baleines

Quand nous arrivons dans un nouvel endroit, une nouvelle ville nous n’avons pas d’attentes à proprement parler, juste nous laisser porter et découvrir.
Mais nous sommes arrivés à Hermanus avec un objectif en tête, un seul : apercevoir des baleines.
Elles viennent mettre bas auprès des côtes peu profondes  sud africaines et éduquer leur baleineau. Mais c’est la fin de la saison, alors…
Nous nous sommes levés  avec un mélange d’impatience, d’espoir et d’excitation, puis nous nous sommes dirigés vers la côte. Là une épaisse brume couvrait l’océan, comme un voile pudique. Ne pas se dévoiler tout de suite à ces yeux insistants. Laisser durer l’envie d’en voir plus. Les faire patienter. Se faire désirer. Et Dieu sait que nous désirions.
Nous priâmes pour que le soleil déshabille les flots.
Prières exaucées. Le soleil sortit, la brume épaisse disparut et l’eau apparut sans aucun artifice.
Nos yeux n’ont alors plus quittés la surface. Nous balayons l’océan à la recherche d’un signe. N’importe lequel. Quelque chose. C’est là qu’à un jet de pierre de la terre ferme avec une élégance rare, elle se montra. D’abord elle, la maman gigantesque , avec cette impression de devoir nous approuver ou non.
Un bon jour apparemment puisque quelques secondes plus tard, baleineau fit de même.
Je suis restée longtemps sur mon rocher, les larmes mélangées aux embruns à regarder ce cadeau de la nature. Là devant, juste devant, des géants des mers, se présentent. Il est très difficile alors de regarder autre chose que l’eau. Une sorte de magnétisme vous en empêche. On veut en voir plus, encore plus. Plus longtemps.
Ne plus partir. Juste rester là, devenir le rocher même sur lequel on est assis.
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La journée durant, elles se sont montrées. Souvent  presque immobiles comme des iceberg, d’autres en groupe se permettant quelques figures de styles, un bébé blanc rarissime,  et plus encore des otaries et des dauphins. Une parade de fin de saison inespérée.
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NB : Nous avons rencontrés ce jour une chouette famille, avec les mêmes espoirs que nous. Ils furent comblés aussi. Coucou les toulousains!
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Bisous iodés

La tour de Babel ou l’idée d’un rêve

D’après le récit biblique, peu après le Déluge, alors qu’ils parlent tous la même langue, les hommes  arrivés sur une plaine décident, par eux-mêmes et ensemble, de bâtir une ville et une tour dont le sommet toucherait le ciel pour atteindre le trône de Dieu. Alors Dieu en colère d’être défié brouille leur langue afin qu’ils ne se comprennent plus, et les disperse sur toute la surface de la Terre. La construction cesse. La ville est alors nommée Babel ou Babylone.

Le fondateur de Babylonstoren à nommé le lieu ainsi pas tellement pour la signification mais pour la forme conique de la montagne derrière, référence à la tour. Ceci dit le temps ne peut qu’appuyer son choix car en fait cet endroit est un véritable condensé du travail des hommes, ensemble. Le résultat est une merveille.
Il se situe dans la région des vignobles du Cap. Oui vous avez bien lu des vignobles.
Pour la petite histoire quand la Compagnie des Indes Orientales commença à envoyer des colons hollandais en Afrique du Sud en 1652, leur but premier est de les installer mais aussi de leur faire travailler la terre afin d’alimenter, en produits frais, les navires en route pour les Indes. Ils fondent la Company’s garden.
Puis de fil en aiguille ils découvrent que cette terre est aussi favorable à la vigne, ils se lancent donc dans la viticulture mais sans grand succès. A partir de là,  les Huguenots chassés de France et réfugiés en Hollande sont expédiés à partir de 1687 dans la région du Cap.
Le but de la manoeuvre : avoir  des nouveaux pieds de vignes (ramenés de France), des petites mains et surtout le savoir faire français.
C’est dans ce contexte que fut crée Babylonstoren en 1692.
Au départ juste des vignes, puis des bâtiments, une école, des cases pour les esclaves, une ferme… L’endroit traverse les tourments de l’Histoire.
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Le domaine renait d’un passé mouvementé en 2007 :  entre les main d’un magnat de la presse et de la rédactrice en chef du Elle Déco sud africain il devient un jardin idyllique. D’une part pour son esthétisme, mais aussi pour son exploitation raisonnée (ici zéro pesticides).
Il y’a dans cette région multitude de domaine mais si vous en avez un à visiter c’est celui ci.
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Vous pourrez déambuler dans le magnifique potager quadrillé. Vous errerez dans les allées ombragées. Vous pourrez y croiser ânes, poules, tortue, oies. Vos yeux se régaleront de l’architecture cap dutch blanche qui contraste avec les nuances de vert alentour. Vos papilles se régaleront des produits issus des jardins ( ici ils fabriquent même le pain). Vous écouterez le bruit de l’eau, omniprésente grâce aux canaux aménagés, pour irriguer les parcelles. Vous y verrez un dindon qui frappe aux portes, des tapis de mosaïques sous les fruitiers, des nénuphars qui dansent sous les fontaines, des nids d’oiseaux géants pour rêver. Chaque petite porte que l’on pousse est un enchantement. A chaque virage une surprise. Chaque fois que votre regard se pose à un endroit il sera touché par la grâce. On y a déambulé une demi journée sans se rendre compte du temps qui passe.
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Dans cette région il y a des tas de domaines sympas, beaucoup proposent un pique nique gastronomique dans les vignes, et même une balade des domaines en petit train deux étages (départ le matin uniquement de Franschhoek) ! Mais nous voulions aussi visiter les alentours et avancer notre route ambitieuse. Nous sommes donc passés rapidement par Franschhoek , et fait notre halte dodo à Stellenboch (superbe ville blanche).
Puis direction Hermanus où j’espère réaliser un rêve.
Bisous tout doux.
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Cape ou pas Cape?

Nos deux derniers jours à Cape Town on été un peu chamboulé.  Charlie a eut une grosse fièvre,  difficile à maitriser qui plus est (et ici il fait plus de 35 degrés du coup ça aide pas quand on est dans cet état).
On a donc revu à la baisse nos ambitions de visites et on s’est adapté à son rythme ralenti.
Nous avions prévu d’aller passer une journée à Paternoster à deux heures de route au nord de la ville en bord d’un lagon. On a lâché l’affaire. Idem pour robben island, l’île prison de Mandela ( et autres),  ce genre de visite (plus de 3h quand même) avec des petits… On a aussi lâché l’affaire.  Mieux vaut y aller crescendo car plus de 3500 kms et un grands nombres d’étapes nous attendent encore.
C’est aussi ça de voyager avec des enfants. Ils nous permettent de moduler nos ardeurs et de prendre un peu plus le temps.
Du coup on a fait les touristes pépères (on n’a pas cédé au birkenstock chaussettes ni aux cartes ouvertes en plein milieu du trottoir , faut pas déconner non plus), mais on a prit le bus rouge qui fait tour de la ville, en vrai on peut s’en passer mais c’était pour éviter de marcher vu l’état de la fille. On ne peut pas dire que Cape town soit une jolie ville au premier abord,  y’a pas de centre ville comme en Europe et ça c’est toujours un truc qui me manque un peu dans les villes « nouvelles ».  C’est plutôt anarchique niveau urbanisme , des buildings côtoient des immeubles de style  ,  la quartier de bo kaap et ses petites maisons basses colorées , des maisons contemporaines insensées face à la mer,  le quartier des dock aménagés en boutiques trés hypster. et les townships (là aussi il y a une grande disparité, certains sont un ensemble de petites maisons en dur, d’autres des cabanes de récupération et d’autres encore dorment entre 4 palettes). Et ce sur des kilomètres aux abords de la ville.
Nous en une seule ville ça nous en a rappelé plusieurs : New york et le quartier de soho St Denis de la réunion, campeche au mexique…

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Cape town est d’une mixité incroyable à tout les points de vue. On a aussi prit le temps de rentrer dans les bazars et les docks, de flâner dans le parc de la compagnie garden’s où on s’est fait un copain écureuil. On a passé un bon moment au marché couvert de Hout bay.
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Et on ne pouvait pas laisser cette ville sans en avoir un aperçu global.
Pour cela il y a le téléphérique qui monte jusqu’à Table moutain et qui offre un panorama époustouflant à 360°. Table moutain est la montagne qui surplombe la ville et qui fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde naturel au même titre que le fleuve Amazone ou la baie d’Halong.
Le téléphérique c’est l’attraction pour les petits, en plus il tourne pendant la montée, trés ingénieux, ce qui permet à tout les passagers de tout voir. Là haut, on domine la ville, on en prend plein les yeux et on peut comprendre la topographie. Certes c’est ultra touristique mais bon en même temps c’est ça ou la randonnée pour y arriver. Tentant mais manque de temps.
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En résumé, il y beaucoup de choses à faire à Cape town. Nous l’avons prit cool car c’est notre première étape d’un grand voyage, et  après plus de 6 mois sans vacances nous voulions nous poser aussi.  Concernant la durée sur place, je crois que c’est comme partout on peut passer une vie à découvrir les choses mais en étant plus raisonnable je dirais que 4 nuits/4 jours c’est déjà pas mal. C’est une ville cosmopolite qui trimbale avec elle son baluchon de contradictions et une histoire plutôt mouvementée. Mais la nature environnante est son écrin fabuleux.
Voilà la première étape de ce road trip sud africain et derrière nous et laisse place maintenant à la suivante, celle des vignobles.
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Voir le bout du monde.

Faire le tour de la Péninsule du Cap est un voyage à lui seul.  Sur le papier voilà le topo: On part de Cape Town, on s’arrête à Muizenberg, puis Boulders beach à Simon’s town, Cap  Point et Cap de Bonne Espérance, puis retour vers Cape Town en passant de l’autre coté par Chapman’s peak road direction Hout bay.  (voir carte ci dessous)

Sur le papier effectivement ce sont juste des noms posés comme des étapes, en vrai on en a prit pour au moins une vie de beauté.  En une seule journée tant  d’émotions et de sensations. On a eut chaud et très froid, on a rit et et on a eut peur, on est resté silencieux de grands moments et on a hurlé aussi. On a vu des animaux peu communs dans des endroits improbables, des routes droites infinies et des sinueuses qui nous donne l’impression de revenir sur nos pas. Heureuse moi et mon appareil photo. Ma précieuse boite à capturer le temps.

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Première étape Muizenberg, une plage immense et  ses petites cabanes colorées plantées face à la mer. Ici on y vient pour balader et regarder le spectacle un peu plus loin dans l’eau, celui des surfeurs. Nous on y a trouvé des algues en forme de balai, des bébés raies échouées, on  a retrouvé aussi une respiration, un apaisement.

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Simon’s town et surtout Boulders beach. Le coin fait parti du parc national de Table moutain, curieux pour des plages… mais en fait on comprend vite pourquoi. L’endroit est protégé car nichent et vivent ici les pingouins africains. Fabuleux, là on a vécu une expérience pas banale, nous 4 plantés  face à une armée de petits soldats noir et blanc. Impassibles. L’endroit qu’ils ont choisi est inouï, des petites criques entourées par des galets géants,  aux eaux turquoises et plage de sable blanc. Dans une autre vie j’aimerai être un pingouin sud africain.

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Cape Point et Cap de Bonne esperance. La route de côte depuis Simon’s town est de toute beauté, puis on se retrouve dans une sorte de plaine avec de la végétation basse quasi désertique mais à y regarder de plus prêt d’une grande richesse (en vrai presque 1100 espèces!), des gros paquets de fleurs qui ressemblent à s’y méprendre à des troupeaux de mouton, des galets, des épineuses, des types de graminées, quelques arbres perdus là… Et au détour d’un virage, un groupe de babouins posé la sur la route. Personne ne bouge. Le babouin prend son temps. Ca tombe bien on en a.  On continu notre route et là des autruches à la démarche royale nous croisent sur la route. Une autruche quand elle marche est fière, on a l’impression qu’elle a crée le monde.

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Puis le Cap de Bonne Espérance, mythique. C’était un des rêves à Silvain de pouvoir y poser le pied. Il l’a fait. On est aussi passé par Cap point tant qu’à faire. On a hésité au début et on a bien fait. Si vous y allez un jour il y a là un tango permanent entre touristes et babouins. On a pas échappé à la danse. On a flippé, ils sont assez agressifs. Mais qu’est ce qu’on s’est marré. Pour l’histoire du triptyque photo qui va suivre. On voulait faire gouter les petits dehors mais vu que les babouins captent vite, ils ont senti les proies faciles, on les a donc enfermé dans le coffre en attendant. Je vais chérir ces photos précieusement car à chaque fois que je les regarde je rigole. Non mais ces têtes!  (et vous n’avez pas le son! )

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Chapman’s peak road, le retour. C’est une très belle route de corniche. A chaque virage une surprise. J’ai pas trop fait de photo car il est très difficile de s’y arrêter.  La portion est payante car il faut l’entretenir et on comprend pourquoi.

Clap de fin sur une journée incroyable.

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Sur toutes les plages…

On s’était dit on prend le bus rouge pour faire un tour de la ville, histoire d’avoir une vue globale.
On s’était dit on visite le musée d’art sud africain.
On s’était dit on prendra le téléphérique pour avoir le panorama de Cape Town au coucher du soleil.
On s’était dit, non on va plutôt vers le quartier coloré de bo kaap.
On avait fait plusieurs plannings.
On avait mille itinéraires.
Puis … la plage.
On a alors mis tout ce qu’on avait prévu dans la case poubelle de notre cerveau et on a filé a la plage.
Pas n’importe laquelle puisque celle ci est au sud de l’Afrique du Sud. Autrement dit au bout du monde. Mais ce que j’aime c’est qu’il y’a un dénominateur commun sur toutes les plages de la terre : les gens sont heureux. Et moi j’observe.
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Sur toutes les plages du monde il a des enfants qui rigolent, des porteurs de glacières, des cascades de selfies, des amoureux enlacés.
Sur toutes les plages du monde des groupes de potes refont le monde, et chacun enlèvent ses soucis en même temps que ses habits.
Sur toutes les plages du monde les jeux d’eau font le bonheur des petits et grands, les mamans courent après les bébés fugueurs, les papys courent devant le temps, et les vagues courent sur le sable.
Mais sur une plage sud africaine on peut y voir aussi des baigneuses en tutu, un zoulou rêveur, le vieil homme et la mer, des lifeguard qui n’ont jamais regardé « Alerte à Malibu » et des magiciens qui transforment des canettes en oeuvre.
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Celle qu’on a choisi s’appelle camps bay. La plus familiale de Cape Town donc la plus accessible. Chaque plage a son public et son accès (pour celle de la jeunesse sud africaine, il faut descendre un dédale d’escalier qui parait infini et au bout la mer… On le sait parce que nos cuisses plus si jeunes et pas du tout sud africaines s’en souviennent ce soir…)
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NB : Avalanche de photos comme d’habitude je ne sais pas choisir. Et j’aurais aimé enregistrer ce qui s’est passé dans l’habitacle de la voiture en allant à la plage.
Ici conduite à gauche. En résumé, on a roulé sur la voie des autres, on mettait les essuie glace à chaque fois qu’on voulait clignoter, on a fermé les yeux, on s’est engueulé, on a rigolé. Bref on a conduit à gauche.

Afrique du Sud, nous voilà!

Voilà voilà nous sommes à presque une semaine du départ.

L’Afrique éveille toujours en chacun de nous diverses sentiments: la peur, la joie, l’aventure, l’inconnu. Tout ça à la fois.  Cette destination m’est venue comme un évidence une nuit d’insomnie. Nous cherchions plutôt du coté du Costa Rica puis j’ai pensé à l’Afrique.

Pourquoi pas l’Afrique ? Celle du sud pour commencer.

Pour celles et ceux qui ont suivis notre périple mexicain et surtout nos péripéties d’avion à l’aller, figurez vous que nous avions donc après réclamation bénéficiés d’un remboursement intégral de nos billets d’avion.  Sachez le en tant que passager vous avez des droits et qui ne tente rien n’a rien. On a tenté, on a gagné. Un aller- retour pour l’Afrique du Sud.

Puis la saison de Silvain a commencé, la course de fin d’année scolaire aussi… peu de temps ensemble à pouvoir s’occuper de ce projet. C’est donc moins de deux mois avant que nous avons commencé à réserver et étudier l’itinéraire. Ambitieux l’itinéraire. On veut tout voir mais on ne le pourra pas évidemment.

On a fait des choix, pas de Lesotho, pas de désert du Kalahari, pas de wild coast, pas de Swaziland et pas le nord…. Pourtant on part un mois mais le pays est immense.  L’occasion d’y retourner…

On arrive donc  à Cap Town, on parcoure la côte Sud en voiture. Puis on prend un vol interne de Port Elizabeth jusqu’à Durban. Là on re loue une voiture et on remonte par le Drakensberg et l’Etat libre jusqu’à la frontière du Bostwana. Puis direction Joahnnesbourg pour le retour en France.

J’ai fait ci dessous une petite carte de notre itinéraire. Les points jaunes sont nos étapes. Probablement chacune l’occasion d’un article.

Vous nous suivez?

 

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Road trip mexicain : décryptage

1 mois d’aventure c’est  17 000 kms parcourus en avion – 5 avions –  4 bateaux – 1 voiturette – 1 calèche – 2600 kms en voiture – 3 Etats traversés –  Des siècles de pyramides escaladées – Plus de 2000 photos et des heures de vidéos – 1 milliards de « wouaahhh » – 6 heures de décalage horaire – Une dizaine de récits  partagés sur le blog.

Mais aussi tant de découvertes, de déconnection, d’émotions, des rencontres, des souvenirs fabriqués, des moments privilégiés, du dépaysement et des surprises. Un voyage c’est quantifiable en partie mais il y’a des choses inestimables qui ne se chiffrent pas. Ce voyage était extraordinaire.  On s’est concocté avec nos petits cerveaux un périple sur mesure,  il ne pouvait que nous convenir. Je peux dire avec le recul du retour qu’on a tout aimé et nous n’avons fait que très peu de mauvais choix en amont. Nous n’avons pas aimé Merida, mais nous y sommes restés que deux nuits et notre maison airbnb exceptionnelle a contrebalancé notre déception et nous a permis de nous reposer.  Et deuxième « erreur », nous avons choisi à Izamal une guest-house sur commentaires pourtant élogieux, et il s’avère que c’était pas du tout à la hauteur, mais là il ne s’agissait que d’une petite nuit. Tout le reste fût comme on aime. Voyez vous on s’est pas si mal débrouiller depuis notre canapé. Et c’est fou ensuite de vivre ce que tu as imaginé sur papier et encore bien plus. Tellement plus. Je mesure souvent la chance que nous avons. Il est 3h du matin, le décalage horaire à décidé de me rendre insomniaque, et en écrivant ses lignes, je revis ces moments heureux et j’en suis encore plus reconnaissante. De quoi nous motiver pour les mois à venir et vite repartir à l’aventure.

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La formule road trip nous a plu, c’est le voyage dans le voyage.  Une vraie liberté d’aller et venir selon notre rythme, et vivre la route à été en soi une expérience! Dés le commencement d’ailleurs avec notre problème avec l’agence locale de Sixt. Et des heures à passer au comptoir d’Europcar afin de récupérer une voiture. Là on a vu direct que la notion de temps ne compte pas ici. Une bonne entrée en matière. (Conseil aux voyageurs, quand vous louez à l’étranger, prenez la voiture en photo sous tout les angles intérieur/extérieur et données tableaux de bord au moment de l’état des lieux)

La première chose qui nous a surpris c’est la manière de conduire, enfin surtout de doubler. C’est celui qui est doublé qui doit se pousser sur le coté. J’aime autant vous dire que la première voiture qui arrive dans ton rétro et que tu n’es pas au courant de cette pratique et bien ça fait drôle!

Autre point. Il y a pour ainsi dire jamais de virages, on roule des heures sur de grandes lignes droites. Mais attention les mexicains ont trouvé un petit quelque chose pour rendre le trajet moins monotone : le dos d’âne surprise! Et puis ils sont inventifs, il y en a  des carrés, des arrondis, des avec des boules en fer dessus, des peints, des camouflés, des doubles. On a d’ailleurs trouvé avec Silvain un moyen mnémotechnique pour ne pas se faire avoir : Une cabane = un dos d’âne ! En effet tu roules, tu roules (même sur l’autoroute !) et d’un coup surgit de nulle part (comme Zorro lol) un « Tope » (d’ailleurs c’est marrant quand y’a un panneau des fois, de temps à autre, et bien le dessin du dos d’âne on dirait un kinder bueno ) . Tu as vite fait de décoller et  retrouver ta voiture  couper  en deux.  Après quelques coups de frein, on a remarqué qu’au niveau de chaque ralentisseur, était installée là toutes sortes de cabanes. Tu ralentis, obligé, et là sortent de la cabane vendeurs d’ananas, de jus, de tortillas… Je crois que sur les routes Mexicaines tu peux mourir de beaucoup de choses mais surement pas de faim ni de soif!

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On a croisé pas mal de barrages policiers, mais on ne s’est jamais fait contrôler. Essentiellement je pense grâce aux enfants dans la voiture, ils jetaient un oeil par la fenêtre quand on passait à leur niveau et voyant les petits nous ont systématiquement fait le geste de circuler. C’est une bonne chose. (Au cas où vous vous faites arrêter, ne jamais donner votre passeport, et dites juste que vous êtes touristes sans trop étaler vos connaissances en linguistique espagnol).

Nos points de chute étant éloignés les uns des autres, on a fait des étapes, histoire de ne pas avoir l’impression de rouler des heures. La route est fatigante car il faut toujours être concentré, des animaux traversent la route, des vélos/motos taxis, il y a ces fameux topes et pour rajouter du piment, très souvent des trous. Des gros trous.  On a découpé les étapes de telle façon à ne pas subir la route mais vraiment pour en profiter comme d’un compagnon de voyage. On partait souvent après manger le midi, comme ça les enfants dormaient. Ils ont à nouveau utilisé les sac à dos / réhausseur Boostapack. On est conquis par ce produit. Ils nous ont aussi bien fait rire tout les deux avec leurs look improbables quand on se retournait. On recommencera sans aucun doute cette formule pour le prochain voyage.

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Notre parcours détaillé avec les liens vers nos logements et les articles liés.

Arrivée Cancun  : 1 nuit

Nécessaire si vous arrivez en fin d’après midi ou le soir sinon filez direct ailleurs. On a choisi cet AirBnB ( attention pas de moustiquaires sur place, prévoyez la votre) uniquement pour sa proximité avec l’aéroport et les loueurs de voiture. Au retour nous avons le même logement pour une nuit. Et la maman de Bren  moyennant 250 pesos a amené Silvain rendre la voiture de location, l’a attendu et la ramené à la maison. Puis nous a ensuite tous amené à l’aéroport. Un service qui rend bien service!

Tulum : 3 nuits

On a réservé aussi par AirBnB une jolie hutte. Les points positifs sont le prix, la vie à la mexicaine ou presque, l’acceuil et une décoration trés trés sympa. Comptez 20 minutes pour aller à tulum playa et 3 minutes pour le coeur du pueblo.

☞ Lire notre expérience à Tulum ☜

Bacalar : 3 nuits

Toujours par AirBnB, la maison de Peggy et Scott, posé sur la lagune, avec ponton privé et canoë est merveilleuse. L’accueil excellent, les équipements top  et à 5 minutes ne voiture du Zocalo. Parfait

☞  Lire notre coup de coeur à Bacalar 

Calakmul : 2 nuits

Hotel Puerta Calakmul, des cabanes dans la jungle avec tout le confort. On a tout adoré, le décor, le réveil  par les singes hurleurs, le bon petit déjeuner… Et si vous voulez visiter Calakmul dans de bonnes conditions, ce point de chute est parfait. Bémol sur la piscine mais nous n’étions pas là pour nous baigner.

☞  Lire nos aventures dans la Jungle  

Campeche : 2 nuits

On a choisi l’hôtel Plaza Campeche pour sa bonne situation, prix hyper compétitif et plutôt confortable. Gros bémol sur la climatisation à fond dans la zone de réception. Si votre portefeuille vous le permet réservez à Puerta campeche !

 ☞ Lire notre ressenti de Campeche à Merida 

Uxmal : 1 nuit

On a dormi au Pickled onion. Trés bon point de chute, joliment décoré, bon petit déjeuner, bien entretenu et central.

Merida : 2 nuits

Pour ce logement on a loué à nouveau sur AirBnB, on pensait au début qu’il serait plus en central, et quand on a vu le centre engorgé, pollué, bruyant, et bien on était bien content qu’elle soit un peu à l’écart. Comptez 15 bonnes minutes en voiture, non pas dû à la distance avec le zocalo mais au bouchon permanent. La Maison est sublime! un bijou! Elle détonne dans le quartier. Le bémol : prévoir moustiquaire (on est hyper satisfait de nos moustiquaires de voyage)

Izamal : 1 nuit

On a été au Macan Ché , on a vu des commentaires plutôt sympas, endroit central. Mais alors gros bémol sur la déco, l’équipement, la piscine.. Prévoir là aussi moustiquaire! Bof bof pour un tarif plus élevé que d’autres endroits plus chouette.

☞ Lire d’Izamal à Valladolid 

Valladolid : 2 nuits

Je conseille la casa Quetzal, dans un quartier trés sympa. Excellent petit déjeuner, chambres spacieuses et de bon gout disposées autour d’un joli patio jungle avec piscine. Pas de point négatif

Isla Holbox : 4 nuits

Là pas facile de trouver un endroit qui accepte les enfants. Bizarre mais bien réel. On a trouvé Villas Margaritas, à 2 min à pied de la plage et moins de 10 min à pieds du centre. Bémol : pas de moustiquaire

☞ Lire notre expérience à Holbox 

Cancun : 1 nuit et retour maison

 

♥ Si vous souhaitez vous aussi louer via AirBnB , n’hésitez pas à utiliser NOTRE LIEN DE PARRAINAGE  

 

Voilà je vais m’arrêter là sinon je vais finir par écrire un livre. Y’a encore tant de choses qui me passent par la tête, mais je vais laisser un voile de mystère! J’ai toujours beaucoup de mal à écrire le dernier article d’un voyage car il s’agit bien là d’un point final. De la vraie fin des vacances. Pour résumé et vous l’aurez compris au fil de mes récits, on a été conquis du plus petit au plus grand et je ne peux que vous conseiller cette destination. Je remercie celles et ceux qui ont suivi notre périple et ont pris le temps de nous laisser des petits messages. Ce blog est avant tout familial car il est en partie notre mémoire, mais si au passage il peut ouvrir la porte à quelques évasions alors j’en suis heureuse.

Rendez vous bientôt pour de nouvelles aventures…

 

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