Pour terminer en douceur, nous nous dirigeons vers la côte caraïbe. Celle-ci étant très étendue, nous choisissons comme point de chute Santiago de Tolú, à trois heures de route au sud de Carthagène. Le village en soi n’a pas grand intérêt, mais peu importe : notre but est le farniente total. Nous avons loué une superbe maison sur la plage et nous profitons de la mer durant quelques jours. Au programme, c’est simple : attrapage de noix de coco, chasse aux crabes et sauts dans les vagues.
Nous faisons le plein de soleil car en France visiblement c’est le froid qui nous attend! Du coup nous sommes restés en maillot et dans l’eau. Une mer à 30° en hiver ça ne se refuse pas.

















Dernier point de chute : Cartagena de Indias. Un nom qui fait rêver, non? Mais ne vous méprenez pas : comme partout, il y a la face de la carte postale mais aussi le revers. Le quartier du centre historique (à l’intérieur des fortifications) et celui de Getsemaní (plutôt street art) sont magnifiques, mais autour, c’est le chaos et la pauvreté : des constructions aléatoires, des poubelles partout, des rues en terre, l’anarchie sur la route. Allez, revenons à nos moutons : un petit point historique s’impose.
La ville a été bâti sur le site d’un village indigène appelé Calamarí par les espagnols en 1533. La ville devient rapidement une plaque tournante pour l’exportation de pierres précieuses et la traite des esclaves ramenés d’Afrique. Quelques chiffres qui font froid dans le dos : La traite des esclaves a duré 315 ans où lors de 20 528 voyages entre l’Afrique et les Amériques plus de 12 500 000 de personnes furent réduits à l’esclavage et dispachés partout. Pour se défendre des attaques de pirates et d’autres puissances européennes, les Espagnols construisent une muraille massive entre le XVIe et le XVIIe siècle. Cela n’empêcha pas quelques attaques de pirates, un pillage de la ville par les français en 1697 et surtout le grand siège de 1741 où les anglais supérieurs numériquement furent tout de même repoussés. Carthagène proclame son indépendance de l’Espagne le 11 novembre 1811, devenant l’État libre de Carthagène, mais sera reconquise temporairement par les Espagnols avant leur départ définitif en 1821.
L’architecture coloniale et la culture afro- caribéenne sont bien conservées, donnant à la ville une dimension très colorée et festive. Par conséquent, c’est la ville la plus touristique de Colombie! Jusqu’alors nous avions l’impression d’être presque les seuls touristes dans le pays, mais en fait, ils étaient tous là. Il y autant de tourisme colombien qu’étranger mais ça reste peu. La Colombie accueille 7 millions de touristes étrangers/an, la France 100 millions pour un pays deux fois plus petits. Ainsi vous avez l’échelle.

































Comme partout le meilleur moyen de découvrir la ville est de flâner, et donc de beaucoup marcher, nous avons tout de même visité le musée de l’inquisition (et ses réjouissances) dans un superbe palais, le musée naval des caraïbes (très ludique ), touché les fesses de la « Gorda Gertrudis » pour nous porter chance, découvert les échoppes de la Boveda (ancien entrepôt et prison militaire du 18 ème), parcouru le castillo San Felipe (un vrai labyrinthe).














Il est temps de se quitter ici, notre voyage se termine. J’espère que vous avez pris du plaisir à nous suivre, j’en ai eu en vous partageant notre périple. Nous espérons maintenant que le retour se passe sans encombres car nous survolons la zone caraïbe et vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a quelques tensions entre les USA, le Vénézuéla et la Colombie en ce moment. De plus la neige s’étant invitée en Europe, pas mal de compagnies annulent les vols. Nous serons fixés sur notre sort demain. Bises.












































































































































































































































